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Nouveau roman "Trois Petits Pas"
mardi 31 août 2021
Retour sur ma CCC (1ère partie)
mardi 17 août 2021
Trail des Hauts Forts (suite)
...J'ai cherché un endroit douillet pour poser ma tente, déballé mon sac pour préparer mes affaires de course, me demandant ce qui m'avait pris de prendre une telle décision. Heureusement, j'avais un peu de rab dans mes ravitaillements, j'avais également emporté, au cas-où, un sac léger avec deux flasques (sachant que sur les formats courts, je prends uniquement un porte-gourde) et aussi une paire de bâtons. Bien m'en a pris. Sauf que je me suis rendu compte en étalant toutes mes affaires qu'il me manquait un élément essentiel, que j'avais malheureusement glissé dans mon sac de randonnée: les chaussettes! Eh oui, je n'avais aucune paire à me mettre aux pieds. Sauf qu'il y avait ma petite étoile qui passait par là, figurez-vous que le lot souvenir offert à chaque participant était... une paire de chaussettes. C'était un jour à jouer au loto.
A dix heures, j'ai éteint la lampe, à onze heures, je l'ai rallumée pour être sûr de n'avoir rien oublié, à minuit, j'ai regardé si j'avais bien changé l'heure de réveil, à une heure, j'ai essayé de compter les moutons, remettant sans arrêt en question mon choix: n'avais-je pas présumé de mes forces en m'inscrivant sur cette longue distance, avec toute la fatigue accumulée des dernières semaines d'entraînement ? Finalement, à deux heures, Morphée a eu raison de moi, j'ai enfin pu fermer les yeux. Trois heures plus tard, la sonnerie du réveil m'a sorti de ma torpeur, j'ai enfilé ma tenue de course, pressé d'en découdre. En mettant mes chaussettes, j'ai une nouvelle fois béni l'organisation d'avoir intégré ce lot souvenir.
Le départ a été donné au moment de l'Angélus, j'étais parti pour une sortie de près de 6 heures, avec 4000 mètres de dénivelé positif. Mes premiers pas ont été prudents, aux alentours de la vingtième place. Je n'ai pas voulu présumer de mes forces, je savais pertinemment qu'une cadence trop rapide transformerait cette bambée en bon traquenard. En haut de la première bosse, j'étais septième. J'ai grapillé deux places dans la descente (oui, vous avez bien lu, dans la descente!). Une autre un peu plus tard, si bien qu'à mi-course, j'avais le podium en ligne de mire. J'ai doublé un concurrent au début de la montée du Col du Fornet. Un type aux épaules bien carrées, qui me semblait en perdition. Je croyais le podium était assuré. Eh bien que nenni. Le concurrent, c'était un coureur de Spartan. Un guerrier, à qui il ne manquait que l'armure. En gros, tout le reste du parcours, j'ai senti son souffle derrière mes baskets. Il n'a pas lâché mes semelles, ni dans les montées, encore moins dans les descentes. Heureusement pour moi, j'ai réussi à faire des descentes honorables (comme quoi, à force de travailler ses points faibles, on progresse!), et même si la dernière montée a été très difficile, j'ai réussi à garder ma place jusqu'à l'arrivée, franchissant la ligne peu avant midi. Je n'avais plus une once d'essence dans le moteur.
Une heure plus tard, c'était le déluge, les éclairs se sont mis à zébrer les montagnes, le ciel nous tombait sur la tête. J'étais au chaud dans un bus, la panse bien pleine, me disant que les éléments s'étaient mis en place comme il le fallait pour que cette journée ne se transforme pas en grosse galère. Côté galère, je ne savais pas que j'allais en vivre une (petite) dès le lendemain à l'occasion de notre itinérance avec les enfants, du côté des sentiers du Mont-Blanc.
Je tire mon chapeau à l'organisation, fantastique. Outre le pack ravito, le lot souvenir, tous les concurrents ont eu le droit à un bon d'achat "repas" à l'arrivée, à faire valoir dans les commerces d'Avoriaz, et même si la course a été arrêtée pour certains à cause des orages soudains, je crois que tout le monde était ravi de mettre le dossard sur ce trail des Hauts Forts.
jeudi 12 août 2021
3ème au Trail des Hauts Forts (1ère partie)
L'invitation datait de plusieurs semaines, pourtant, cinq jours avant l'épreuve, je n'étais toujours pas inscrit. J'hésitais encore sur la longueur à parcourir, j'avais le choix entre le 23, le 40 et le 51km. Je regrettais qu'il n'y ait pas eu un 13km, sans quoi j'aurais opté sans hésiter pour ce format plus court. De toute façon, je m'étais dit que j'irais en mode tranquille, d'autant plus que l'épreuve clôturait un gros bloc volume avec des semaines oscillant entre 30 et 35 heures d'entraînement. Pour la fraîcheur, je repasserais, en témoigne mon dossard improvisé au Kilomètre Vertical de Manigod la semaine précédente, avec 3mn de plus que mes meilleurs passages (soit dit en passant, quel bonheur de pouvoir cracher ses poumons en toute simplicité, sans Pass sanitaire car moins de 50 personnes, un grand mérite à David et à Manigod pour avoir organisé l'épreuve, toujours aussi conviviale).
Alors voilà, j'en étais à "est-ce que, est-ce que pas", optant finalement pour le 23km. De toute façon, j'avais donné mon engagement moral, je ne pouvais plus y couper. Dans la foulée, je devais aller vadrouiller avec les petits, une itinérance de quatre jours quelque part en Haute-Savoie, le lieu restant à définir. Selon la météo, selon la fatigue, selon leur envie, et puis la mienne. D'un côté, j'ai préparé mon sac pour la course, de l'autre, le sac pour la vadrouille. Les culottes des petits dans l'un, short et caleçon dans l'autre, baskets de randonnée dans l'un, celles de course dans l'autre, Cr'oc and Go, Odevie et Fenioux en ravito dans l'un, réchaud, gaz et sac de couchage dans le second... Bref, fallait être bien lucide pour ne pas s'emmêler les pinceaux. Lorsque j'ai tout bouclé pour le départ, j'étais à peu près sûr de n'avoir rien oublié. J'ai quitté le domicile la veille au soir avec mon sac de course, relativement serein. J'ai fait le trajet avec Cédric qui, en plus de la casquette chocolatier et Cr'oc & Go, est fervent amateur de dossards et prenait le départ du 40km. Chemin faisant, nous avons papoté entraînement, compétition, récup, CCC (mon gros objectif de cette fin de mois d'août, raison pour laquelle j'ai enchaîné les heures ces dernières semaines), et au fil de la discussion, j'ai commencé à remettre en question le format de course, j'avais la tête embrouillée, comme quoi, trop parler n'arrange pas le fouillis perpétuel dans ma tête.
Au moment de prendre mon dossard, à 20 heures le vendredi soir pour un départ le lendemain à 8h30, j'ai demandé si, à tout hasard, il était possible de basculer sur le 51km. On m'a répondu oui, j'ai dit ok. On m'a tendu le dossard, j'ai tendu le bras pour le récupérer. On m'a informé que le départ était à 6 heures, j'ai pensé à ma grasse matinée avortée, j'ai tenté un "euh, finalement, je sais pas si..." mais la personne avait tourné le dos, tirant la grille de fer au passage pour fermer boutique, et j'ai compris qu'il était trop tard pour faire marche arrière...
lundi 5 juillet 2021
5ème au 90km du Mont-Blanc
Qu'on soit d'accord, ce qui m'intéressait en prenant le départ de cette course, c'était d'être logé à Chamonix, d'avoir une chambre tranquille, sans femme ni enfants, de pouvoir me reposer, faire la grasse matinée. Les vacances avant l'heure. Oui, en me parlant de cette fameuse course, on m'avait vendu du rêve. Ce que j'ignorais, au moment de valider mon dossard cet hiver, c'est que le départ de la course serait à 4 heures du matin. Qui dit départ à 4h, dit lever à 2h30, qui dit lever à 2h30, dit petite nuit, à la fois par peur du réveil qui ne sonne pas et toute l'émulation de l'avant course. Donc autant vous dire que pour la soirée reposante, je pouvais toujours me brosser. Fatigué pour fatigué, je me suis demandé si je n'avais pas meilleur temps d'aller en boîte de nuit et enchaîner dans la foulée avec le dossard, mais la sagesse l'a emporté, j'ai fait les choses comme il le fallait, un plat de pâtes, un p'tit dodo et à 4 heures du matin, frais comme un gardon (enfin, question fraîcheur, j'ai quelques doutes quand même), j'étais sur la ligne du départ de cette nouvelle épopée. Bien sûr, vous me direz que l'époque des biberons en pleine nuit pour les enfants n'était pas si lointaine, mais à la grande différence de ma jeune paternité, je n'allais pas retrouver mon lit ensuite, mais un gros morceau de Trail sur les cailloux du Mont-Blanc.
Question forme, ça allait mieux que les dernières semaines. L'impression d'être sur une pente ascendante, sans toutefois être sur un pic de forme. Je vous passe les détails du départ -la nuit noire, le monde sur la ligne, l'excitation du départ, le cardio qui s'emballe et PAN! le coup de fusil qui résonne et tous les coureurs lancés- qui, vous en conviendrez, ne changent guère d'une course à l'autre, il est temps de se plonger dans le vif du sujet: LA COURSE.
Après une première heure et demie relativement tranquille sur les pentes du Brévent, nous voilà sur le point culminent du parcours (2500 mètres). Je suis dans le groupe de tête, entouré d'une douzaine de coureurs. En face, la vue sur le Mont-Blanc est spectaculaire, je prends le temps d'apprécier: connaissant mon penchant pour la descente qui se profile devant moi, vous comprendrez que je ne suis pas pressé de basculer.
Pourtant, il a bien fallu y aller, et au premier ravitaillement, j'accusais déjà 2mn de retard sur le premier. Valentin, mon fidèle ravitailleur (qui est par ailleurs monté bivouaquer à la Flégère pour l'occasion) change mes gourdes, et me voilà reparti pour l'aventure. Je réussis à revenir sur le peloton de devant au niveau de la Tête aux Vents, découvre dans la descente de Vallorcine que certains coureurs sont capables de pisser en courant (si si, je vous assure, en descente en plus, comme quoi, chaque seconde est vitale, le tout, s'est de ne pas s'arroser au passage 😁, mais je ne m'y risquerais pas), et peu après le ravitaillement du Buet (km 30, 3h30 de course), je prends la tête de ce petit monde et je prends surtout un premier coup de moins bien. Je lâche quelques mètres dans la montée, plusieurs minutes dans la descente (4' pour être précis), je me dis que la course risque d'être longue, et c'est à ce moment là que je prends ma plus grande résolution: je fais MA course sans me soucier des autres. Une grande première pour moi. Bien que je perde systématiquement du temps dans les descentes, je remonte quelques places, je trotte quand je peux, comme je peux, et à ce jeu, je finis par rentrer dans le top 5 en fin de course.
Le passage entre Montenvers et Plan de l'Aiguille est juste magique, arrosé de nombreux cours d'eau. Bien que les guibolles soient dures comme deux bouts de bois, dans un trail, on peut encore s'émerveiller du panorama, même si je ne rêvais que d'une chose à ce moment: en terminer le plus rapidement possible. Fait incroyable, je parviens à doubler un coureur dans la dernière descente (comme quoi, tout arrive. Mais je ne vais pas me pavaner, je crois qu'il était juste plus rôti que moi).
Une belle 5ème place qui me satisfait pleinement, j'étais un peu juste pour jouer le podium, mais j'ai encore beaucoup appris et même si j'ai perdu trois ongles d'orteils au passage, j'ai hâte d'être sur la prochaine. D'autant plus qu'avec ce top 5, j'ai gagné un super lot qui me motive pour continuer sur ma lancée: une... gourde. Décidément, je ne choisi pas les bons sports pour devenir riche 😂
Et côté récup, le lendemain, c'était préparation des saucisses frites pour l'APE du village. Bon, j'avoue, j'ai pas tenu jusqu'à 4 heures du matin comme certains.
Encore un grand merci à Valentin et Corentin, mes ravitailleurs de choc!
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| Photo de Robin Schmitt, mais faut pas se fier à mon sourire, je galère! |
lundi 7 juin 2021
manque d'E(ne)rgy au Trail du Ventoux
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| J'ai bien essayé de prendre le téléski pour aller plus vite, mais il me manquait la neige... |





