Nouveau roman "Trois Petits Pas"

https://www.amazon.fr/Trois-petits-pas-aventures-Parisien/dp/2954203021/ref=sr_1_1

jeudi 5 novembre 2026

Un dernier pour la route

J'avais promis. Que ce serait le dernier. Celui pour la route, comme le dit le proverbe. Et après, j'arrête. Je vide les placards et les étagères. Je mets tout à la poubelle. Comme dans les films. Maintenant, c'est fini les conneries. Ça peut plus continuer. Et surtout, faut plus que ça dure. 

Ce matin, je me suis encore réveillé avec la gueule de bois. Pourtant, hier, j'avais dit que je serais sage. J'en ai pris un. Puis un deuxième... Ensuite, j'ai pas pu m'arrêter. Je le vois bien, je suis en train d'y laisser ma santé. La journée, je ne pense qu'à ça. J'ai les mains qui tremblent, le coeur qui palpite. Paraît que c'est symptomatique. Oui, je suis accroc. J'ai pas honte de le dire. De toute façon, au point où j'en suis...

Si j'ai honte, c'est de mon état. Surtout vis à vis de mes proches. Isa. Et puis bordel, y'a les enfants quand même. Je serais seul, ce serait autre choses. Mais là...

Avant, je prenais que les grands crus. Maintenant, tout y passe, qu'importe qu'il soit mauvais où bon. Il y a un moment où on fait plus le difficile. Tant que ça apaise. Paraît que c'est un truc dans le cerveau, une histoire de récepteur. L'accoutumance, quoi.

Je sais plus quand ça a commencé. Une chose est sûre, j'étais trop jeune. D'abord une rincée. Au début, j'ai pas trouvé ça formidable. Et puis j'y suis revenu. Comme les fumeurs et leur première clope. La deuxième sera meilleure. C'est ce qui se dit.

Un miroir devant moi. Je regarde ma tronche. Je suis pâle. Un zombie. Forcément, quand on passe des nuits comme les miennes, ça laisse des traces.

Il faudrait que je m'occupe de tout bazarder maintenant, mais j'ai plus le temps. Faut que j'aille bosser. Je le ferai après le taf.

La journée passe, lente, interminable. Je ne pense qu'à ça. À ce qu'il y a dans les placards. Nom d'un chien, faut vraiment que je foute tout à la benne. Ne plus être tenté. 

Quand je rentre, les enfants sont déjà là. Je veux pas faire le grand ménage devant eux. Alors j'attends le soir, que tout le monde soit au lit. 

J'ouvre un placard. Celui juste à côté des verres. J'ai le sac dans la main.

Je tremble. Dilemme immense. Ça y est, j'hésite. Je l'ai dans main. Je sais plus quoi faire. Foutre ça à la poubelle. Ne pas l'ouvrir. SURTOUT, NE PAS L'OUVRIR.

Le réveil sonne. Sept heures. La gueule de bois.

Pourtant, j'avais promis.

Comme tous les soirs, j'ai encore trop bu LU.




jeudi 22 octobre 2026

Un sentiment de honte

J'ai honte.
Pas de notre pays, mais de ceux qui le remplissent. Pas de la colère, mais de cette façon de faire. Si les révolutions permettent de trouver un consensus, rien n'excuse le sang, les gestes. Encore moins la méchanceté, surtout lorsqu'elle est gratuite.
J'ai honte d'être ce que nous sommes. Sauvages alors que nous nous affirmons humains. Honte, non pas d'être français mais de partager les mêmes origines que celles des lâches.
En 2018, "Bienveillance" était le mot phare, prononcé sur toutes les lèvres. Qu'en est-il aujourd'hui ? Je vois des magasins pillés, des commerçants prendre des coups pour protéger ce qu'ils ont bâti à la sueur de leur front.
À tous les voleurs, les casseurs, les pilleurs, je suggère d'ouvrir un dictionnaire et y chercher la définition de la lâcheté. Et peut-être, lorsque vous viendrez seul à visage découvert, sans ami ni famille pour vous épauler, vos bras et vos jambes se mettront à trembler. Et alors vous comprendrez que la violence perdure par manque de courage, qu'il n'y a que la faiblesse qui transforme l'homme en caïd, et que sous vos airs de maître du Monde, c'est finalement la peur régit vos actes. 
Sinon, vous avanceriez seul et à mains nues.
Et alors, enfin, nous pourrions discuter du futur et bâtir ensemble un avenir meilleur.




lundi 19 octobre 2026

Mon Grand Trail du Lac en 10 parties

Si vous suivez un peu mes écrits (ce que j'espère), j'avais fait un Ultra Récit en 5 parties sur mon UTMB. Une manière de mettre un peu de suspense au fil des publications, créer l'attente auprès du lecteur, et aussi de ne pas faire des textes interminables et indigestes.

Dimanche, j'étais sur le Grand Trail du Lac (très grand merci aux organisateurs pour leur invitation de dernière minute), et le moment est venu pour moi de faire mon compte rendu.

Je ne vais pas vous ennuyer avec ma nuit dans la voiture qui n'avait rien d'extraordinaire (matelas confortable, sac de couchage 15°, boules quies au cas où, en souvenir de ma précédente édition il y a six ans).

Place à l'incroyable récit de course.(J'ai cette fois-ci décidé de condenser toutes les parties).

GTL (partie 1)
Départ.

GTL (partie 2)
Je gère

GTL (partie 3)
Je galère

GTL (partie 4)
Qu'est-ce que je fous là ?

GTL (partie 5)
Jamais plus jamais de trail

GTL (partie 6)
Ah, la forme a l'air de revenir. Le trail, c'est finalement pas si mal.

GTL (partie 7)
Ah non. La forme est repartie. Le trail, c'est complètement nul. Terminé les dossards.

GTL (partie 8)
Ah si, je me sens mieux. Peut-être un dossard l'année prochaine.

GTL (partie 9)
Finalement non.

GTL (partie 10)
Arrivée.

Digne d'un roman d'Agatha Christie. 
Pour résumer (ok, je vous l'accorde, ça va être dur de résumer ces 10 parties), la course ne s'est pas passée comme je le souhaitais. Tout comme les trois longues courses auxquelles je me suis aligné cette année (Maxi Race et UTMB). 
Pas sûr que l'on me revoit sur un grand format l'année prochaine, je crois que le plaisir est parti quelque part (dans les pages de mes livres, peut-être). Je pense retourner sur des formats plus courts, type KV et courses de moins de quatre heures, qui demandent moins de préparation et seront plus facile à caler dans le calendrier.
Mais à prendre avec des pincettes, car on le sait très bien, en trail, s'il y a une chose de sûre, c'est que le "jamais plus jamais" n'existe pas.





dimanche 4 octobre 2026

La France brûle

Je ne suis pas croyant. De ce que je sais de nos religions, elles encouragent la paix, l'amour, le respect, la bienséance. 
Aimons nous les uns les autres. Jésus doit se retourner dans sa tombe, à voir comment sa Terre est saccagée. Parfois, j'imagine quelqu'un là-haut qui nous regarde d'un œil curieux, et je ne sais s'il doit rire ou pleurer. 
Je ne comprends plus notre pays.
Je ne comprends plus cette violence.
La semaine dernière, je discutais avec un gendarme qui paraissait dérouté. Un homme qui aimait son travail, dont le seul but était d'aspirer à un monde meilleur. La France ne brûlait pas encore. L'homme me racontait les projectiles, les insultes et les crachats sans raison.

Nous avions promis d'avancer après les grandes guerres. Le Covid aurait pu nous enterrer, nous avons survécu et avions alors tous de grandes et belles résolutions. 
L'aspiration, surtout, d'un Monde meilleur.

Aujourd'hui, la France brûle. Je ne sais pas où s'arrêtera cette frénésie, décuplée par les réseaux. Partout, les téléphones sont allumés, donnant du crédit à cette violence sans en comprendre les fondements. Dans un pays qui va mal, les accusés sont omniprésents. 
On va pointer du doigt la jeunesse. Ou les forces de l'ordre.
Et nous, dans tout ça ? Nous qui devrions et aurions dû enseigner à nos enfants ces plus belles valeurs et en faire notre plus grande profession de foi, où sommes nous, où étions nous ? 
Que restera-t-il de nous, à l'heure du grand bilan ? La vie est si courte, mérite-t-elle toute cette haine, cette démence? 
Critiquons sans vergogne, bafouons la constitution et jetons les lois pour instaurer les nôtres, gavons-nous de clichés que nous distillons pour maudire nos voisins, c'est tellement facile.
Mais dans notre tombe, à quoi nous aura servi cette malveillance ? A quoi serviront nos téléphones et toutes ces images haineuses que nous aurons traînées comme un fardeau tout au long de notre vie ?
A quoi nous serviront ces révolutions et ces bains de sang ?
A quoi nous servira toute cette folie ?
Sûrement pas à un Monde meilleur...





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lundi 28 septembre 2026

Trois petits pas et mes rêves de romancier

Il y a quelques mois, je publiais mon quatrième ouvrage Trois Petits Pas. J'ai fait le pari (risqué) de faire une édition à la demande sur la plateforme KDP d'Amazon.

Initialement, deux options s'offraient à moi: soit trouver un contrat auprès d'une maison d'édition, soit passer par l'autoédition. 

Après quelques envois à divers éditeurs, j'ai finalement opté pour la deuxième option. J'ai essuyé quelques refus, mais j'ai aussi eu des propositions de contrat qui ne m'ont pas convaincu.

Pourquoi Amazon ?

L'autoédition grâce à Internet a révélé des auteurs aujourd'hui reconnu. Je me suis dit qu'à mon tour, j'allais tenter ma chance. Malheureusement, le marché est aujourd'hui inondé de parutions, notamment à cause de l'IA. J'ai découvert en mettant mon livre sur le marché que beaucoup de personnes (je ne vais pas parler d'auteur ni d'écrivain, car ces termes en perdraient leur valeur intrinsèque) conceptualisent et publient des ouvrages en quelques heures à peine.

Si mon livre est un succès critique (j'ai reçu énormément de retours positifs), je suis encore bien loin des ventes qui en feraient un best-seller (même si la librairie des Aravis à Thônes en a vendu bientôt 80 exemplaires!).

Pourquoi suis-je déçu ? 

D'une part, j'espérais une meilleure mise en avant de la plateforme. D'autre part, beaucoup de lecteurs sont réfractaires aux achats en ligne de romans (et je les comprends! Rien ne vaut les conseils d'un libraire). Mon livre est présent dans les librairies locales, mais j'avais l'espoir, grâce à la plateforme, de toucher des lecteurs dans les quatre coins de l'hexagone (enfin, plutôt les six coins).

J'ai envie de vous dire: foncez l'acheter. C'est satisfait ou remboursé. Si vous n'esquissez pas le moindre sourire à la lecture de ses pages, je débarque chez vous pour vous offrir une boîte de chocolat du meilleur chocolatier de France Cédric Revillard.

Il ne coûte que 12 euros. 12 euros, c'est quoi ? Le prix d'une place de cinéma, d'une pizza, d'un repas de midi (ingurgité en moins d'une demi-heure). D'un paquet de clopes (à troquer sans modération contre les pages de mon livre, dites vous que je fais une bonne action, je vous évite un cancer), ou d'un cocktail dans un bar.

En plus, Noël approche. C'est dans moins de trois mois. Sincèrement, un livre (et surtout le mien 😁), c'est le cadeau idéal pour les fêtes. Vous pouvez en commander plusieurs, et les offrir à votre moitié, à vos enfants, à vos frères et sœurs, à vos parents, à vos amis. 

Ils vous redonnera goût à la lecture, j'en suis sûr (ça, c'est pour la rime).

Bref, en l'achetant, vous ferez au moins deux heureux. Vous, et moi 😉

Ce sera votre petite BA de l'année !

Les rêves sont faits pour être vécus, aidez-moi à accomplir les miens.









mercredi 16 septembre 2026

Les sentiers de la gloire (l'après UTMB)

Depuis plusieurs jours, j'ai changé de statut. Il y a une vie avant, et après l'UTMB. Surtout lorsqu'on en repart avec un record dans la besace.
Je ne pensais pas que le trail était à ce point médiatisé. A chaque coin de rue, j'ai désormais droit à une demande d'autographe. Il y a bien entendu les timides, qui n'osent pas s'approcher.

- Non, c'est pas lui. Il est moins grand... Plus trapu... Si, tu crois vraiment ?...

Je fais celui qui n'entend rien. Magnanime, j'offre un sourire avenant et incite les plus réservés à faire un pas dans ma direction. Je ne suis pas avare en temps.

Cette édition 2026 aura signé le début d'une vraie carrière d'athlète. Mais je ne suis pas genre d'homme à me contenter d'un record. Il faut aller plus loin. Je sais que le chemin ne sera pas facile, et que la gloire se fera au prix de grandes concessions. Je sais faire preuve d'abnégation. 
Je vois d'ici les grands titres: "Aux prix d'un immense effort, l'homme a réussi à passer le tiers de sa course à se reposer".

Oui, sur l'UTMB, j'ai passé le quart de ma course à l'arrêt. La marche suivante me paraît facilement atteignable. Il faudra que je m'attaque ensuite à la moitié. J'ai des étoiles plein les yeux rien qu'à l'évocation de cette prouesse.
Se reposer, dormir la moitié de la course. Ma compagne me traite souvent de feignasse. C'est l'occasion ou jamais de lui donner raison. 
La gloire, la vrai, m'attend juste devant les pieds.

Punaise, j'en ai déjà des frissons...