Nouveau roman "Trois Petits Pas"

https://www.amazon.fr/Trois-petits-pas-aventures-Parisien/dp/2954203021/ref=sr_1_1

jeudi 4 juin 2026

MaxiRace 2026

Je n'ai pas terminé ma MaxiRace

Ok, je viens de tuer tout suspens de ce récit. C'est un peu comme si je vous annonçais en début de lecture d'un thriller qu'ils vont tous mourir à la fin, tués par Monsieur Moutarde avec le couteau à beurre (sans dent et avec bout arrondi, c'est dire si ça peut faire mal).
Cette année encore, et pour la troisième fois d'affilée, j'avais un ravitailleur/suiveur de choc en la personne de Titouan, venu effectuer mon assistance écolo sur son vélo. Adepte des sorties au long cours, ce n'était pas les quelques 200km sur les routes qui allaient l'effrayer.
Malgré une semaine un peu intense au boulot, j'étais prêt à affronter les cimes bordant le lac d'Annecy, d'autant plus que cette année, la course offrait une grande nouveauté: nous allions effectuer le tour dans le sens horaire. Hormis quelques passages communs aux dernières années, nous empruntions des sentiers inédits avec un détour par Talamarche, puis une incursion dans les Bauges après la base de vie de Doussard.
A 1h25 du matin (autant vous dire que je cherche encore ce qu'il a été de la nuit sur l'oreiller), une belle bande d'illuminés s'est mis en quête du tour du lac. Je retiens encore le footing dans la vieille ville pour rallier la ligne de départ, au milieu de tous les fêtards allant de bars en boîte de nuits, marchant de travers et n'arrivant pas à aligner deux mots.

Ces départs nocturnes sont uniques, emprunts d'une atmosphère particulière. Bon, côté atmosphère, c'était la fournaise, avec un thermomètre affichant une vingtaine de degrés à la mise en route du chrono. La journée qui suivrait s'annonçait chaude, et je crois que nous avions tous en tête d'arriver le plus vite possible pour éviter la cuisson complète. C'est comme un steak, il faut qu'il soit saignant pour l'apprécier. 
Pour la première fois de ma vie de traileur, j'ai pris un départ extrêmement prudent. A la fin des 15 minutes de plat qui nous menait jusqu'au pied du Veyrier, j'affichais fièrement une centième place.
Ensuite, j'ai commencé à remonter. 70ème dans la moitié du Veyrier, 40ème dans la montée d'Alex. 25ème en haut de Talamarche, avec l'aube qui affichait ses premières lueurs. Je sentais une petite gêne dans la fesse gauche, mais rien de bien méchant. J'ai imaginé une légère contracture. J'étais dans une bonne gestion de mon effort et l'écart avec les premiers était tout à fait correct.



Arrivé à mi-course, Titouan me donne de quoi repartir avec le sourire (repas du roi préparé par Isa, ma compagne : jus de cornichons, purée de brocolis sur son lit de reblochon un an d'affinage et ses asticots qui vont avec, eau-de-vie de choucroute pour le boost). Je repars donc frais comme un gardon en direction des Bauges.
C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à perdre des places. La douleur a lentement fait son travail de sape, titillant légèrement mon genou droit. J'ai eu cette vision de la CCC de 2021, pendant laquelle j'ai vécu un véritable chemin de croix. 





La descente du Col de la Bornette a été très compliqué. Malgré les carambars "kipik" et donnent la langue bleue offerts lors d'un point d'eau improvisé.
A Bellecombe-en-Bauges, j'ai fait un long arrêt. Je me voyais encore terminer la course. Ne me restait que le Semnoz, dernier morceau de l'aventure.
Je suis reparti, j'ai fait cent mètres avec des aiguilles dans le genou. Le TFL, c'est un peu cette sensation, qui s'accentue au fil des kilomètres et des flexions.
C'est à ce moment que j'ai dit stop. J'ai décroché le dossard. J'étais à l'embranchement d'une route, j'ai tendu le pouce et fait du stop.
La course était terminée.
C'était mon premier Ultra de l'année, il ne s'est pas terminé comme je l'aurais souhaité.
Heureusement, la petite famille était là pour partager un moment en haut du Semnoz. Mes enfants avaient même prévu des petites pancartes pour m'aider à vendre ensuite mes livres sur mon stand, après la course.





Le sport m'apprend beaucoup. Bien sûr, il y a l'abnégation, la résistance, la résilience. Mais il y a aussi ce plaisir, fondamental. Lorsqu'on prend un départ sur un Ultra, il faut prendre en compte de nombreux paramètres, et comprendre que l'abandon n'est pas une fin en soi. Avoir la lucidité, à tout moment, de faire les bons choix. Les motivations d'un abandon sont nombreuses. Aller au bout, oui, mais pas à n'importe quel prix. La ligne d'arrivée d'une épreuve sportive n'est pas un aboutissement, le sport doit rester un jeu, un amusement, on n'y joue pas sa vie. Ces courses sont des aventures et ces aventures, même hors-normes, ne restent que des courses. J'aurais peut-être pu finir, oui. Mais dans quel état ? Aujourd'hui, ma priorité est de partager des aventures humaines, comme cette traversée des Alpes en famille effectuée l'an passé, tellement plus riche en émotion qu'une course chronométrée qui, somme toute, reste une épreuve individuelle.
Il me reste encore des objectifs cette année, avec cet UTMB en août. J'espère que le corps aura récupéré et que je serai en possession de tous mes moyens.
Et je reste fidèle à mon idée principale : le plaisir d'abord avant de penser au résultat.
Qui vivra verra...

Merci Rossignol, mon partenaire de toujours
Nutripure pour l'énergie
crocandgo pour les barres
Lagolight pour la lampe
Julbo pour les lunettes
Sidas les chaussettes
La MaxiRace et Stéphane Agnoli pour le salon et le dossard

mardi 12 mai 2026

Un jeudi comme les autres

Ce matin, en écrivant ces quelques lignes, les yeux bouffis du manque de sommeil et les jambes endolories, je me dis que la vie n'est pas un long fleuve tranquille.
Que le boulot de parent n'est pas facile et qu'on ne réfléchit pas toujours aux engagements qu'on prend auprès des enfants.
Jeudi, nous avions promis à Lucas (notre deuxième) un bivouac avec ses camarades pour fêter son anniversaire. Heureusement pour nous, jeudi était justement la seule journée de la semaine à nous proposer une météo clémente.
Achat de saucisses, chamallow à faire griller (parce que bien entendu, en bons vadrouilleurs, nous allions préparer un petit feu, grande source de motivation pour les enfants), préparation du sac et à 18h, nous étions prêts à aller crapahuter quelques kilomètres pour rejoindre notre lieu de campement. Il va sans dire qu'au bout de dix minutes de transpirée, j'avais déjà droit à l'éternelle question, qui sonna bientôt sans relâche: "Quand c'est qu'on arrive ? "
Ok, les marmots, il va falloir donner un peu de votre personne, parce qu'un feu, ça se mérite !
C'est donc gaiement (ou pas, quand les enfants ont une idée en tête -raccourcir distance et temps de trajet pour jouer enfin avec des allumettes-), que nous avons traversé une partie de la forêt pour arriver au lieu Saint.
Vous imaginez bien que la première chose que les enfants ont fait en arrivant, c'est aider à monter les tentes, installer le campement, déblayer le sol des cailloux... Dans nos rêves, oui. 
-Papa, tu nous donnes les allumettes ?
Peu après, les flammes crépitaient dans un ciel accueillant, loin des orages et des averses prises en début de semaine.

Jusque là, topo à peu près classique et sans grand intérêt, qui pourrait vous soutirer l'esquisse d'un sourire en coin. Amis lecteurs, ne partez pas tout de suite vaquer à d'autres occupations, c'est là que ça va se corser.
Nous étions deux adultes et sept enfants. Trois tentes. Les enfants ayant une dizaines d'années, nous les avons estimés suffisamment grands et raisonnables pour avoir leur propre tente sans surveillance d'adulte, à savoir une tente de filles, une de garçons, et la nôtre juste à côté. Avec extinction des feux (façon de parler) à vingt-deux heures. Nous avions bien entendu promis aux autres parents que nous ramènerions leurs enfants frais et dispos pour le lendemain. 
Papa est un doux rêveur (raison pour laquelle il aime tant écrire) et maman dira qu'il lui déteint dessus. Parce qu'à vingt-trois heures, les enfants braillaient encore à tue-tête dans leurs tentes respectives, faisant fî des consignes parentales. Et cadrer un enfant ou deux lorsqu'ils sont juste en face de vous, passe encore, mais imaginez sept monstres loin des yeux, princes de leur royaume ?!

Ce petit monde a quand même fini par s'endormir. Sauf qu'à deux heures du matin, la pluie est arrivée. Et que, voyant la nuit claire et étoilée lorsque nous avons fermé les toiles, ni Isa ni moi n'imaginions que quelques gouttes viendraient se mêler à l'histoire, et beaucoup d'affaires traînaient dans l'herbe, attendant sagement notre réveil matinal.
Au moment où je me suis décidé à sortir, les gouttes se sont calmées et ma flemme a eu raison de mon entrain. Une averse passagère. Sauf qu'une heure plus tard, il pleuvait à verse. Réveil en sursaut pour aller ranger ce qui pouvait être sauvé.
Retour dans la tente.
Nouvelle tentative pour s'endormir.
Sauf... qu'à quatre heures, ma tendre moitié, n'y tenant plus, doit aller faire son petit pipi matinal. Ma place étant devant l'entrée, voilà qu'elle me marche dessus, m'écrase comme il se doit, à l'aller comme au retour, me sortant de Morphée que je venais tout juste de trouver.
A quatre heure trente, un hélico a fait chanter ses pâles pas loin de nos têtes.
Se rendormir, et vite. Tout le monde sait que lorsqu'on est parent, le sommeil est précieux et que chaque minute est indispensable avant le...
réveil des enfants. Cinq heures du matin. Je ne vous mens pas. Cinq heures. Pas une minutes de rab. Une voix émane d'une des tentes.
HÉ LES MECS ON SE RÉVEILLE !!!!
J'ouvre un oeil. Non, par pitié, pas ça. 
On a essayé de donner de la voix. Autant demander à des muets de brailler sur des sourds. Mais croyez-le ou non, le silence est revenu au bout de trente minutes.
Sauf que (sinon ce serait pas drôle), les piafs sont arrivés à ce moment-là. Et vas-y que je chante à tue-tête. Malgré l'incroyable isolation des tissus qui nous abritaient (double toiles, c'est pas rien), c'est comme s'ils chantaient à l'intérieur des tentes.
A six heures, les piafs se sont arrêtés, mais les mômes ont repris le relais.
A sept heures, les monstres couraient dans tous les sens, on a compris que notre nuit était définitivement terminée.
On a ramené tout ce petit monde à la maison. 
Puis les parents sont venus récupérer leur progéniture. La maison s'est vidée. Je sais pas pour les autres parents, mais nous, on a mis nos enfants au lit. 
Le silence est revenu.
On s'est regardé avec Isa. Et d'un commun accord, on s'est dit : PLUS JAMAIS.
Enfin, jusqu'à l'année prochaine.






mardi 21 avril 2026

L'hiver de tous les dangers

Sur cette fin de saison, on est souvent venu me voir en fin de course. Les spectateurs tout d'abord, pour me remercier. 
Pourquoi ? Durant mon effort, je les félicitais de leurs encouragement.
Les coureurs également, lorsque je les complimentais chaque fois qu'ils me doublaient, ou alors ceux que je congratulais lorsque je les doublais.
Oui, à chaque fois, j'avais le pouce levé en l'air. Malgré moi. Après ma Transjurassienne avortée et un pouce en vrac, j'aurais dû remiser les skis dans le garage et attendre l'hiver prochain pour enfiler de nouveau les dossards. On m'a même fait un arrêt de travail jusqu'à début avril. Mais bon, un arrêt de travail quand on est à son moniteur et à son compte...
J'ai donc continué à enseigner, et puis aussi à mettre les dossards. La seule obligation : ne pas tomber. J'avais donc toujours mon pouce levé vers le ciel, enrubanné comme il se doit.
Bon, je sais, c'était pas très sérieux, et je me suis bien gardé de cacher mes escapades auprès du corps médical 😁

Après un dernier dossard aux Championnats de France des clubs aux Saisies avec mon club du Pays Rochois, je me dis que la saison n'a pas été si mauvaise. Très régulier sur les épreuves de longue distance, j'ai quasi systématiquement joué le podium jusqu'aux derniers kilomètres, sans jamais réussir à monter sur la boîte. 
6ème au Marathon de Bessans, au Marathon des Glières ainsi qu'à la traversée de la Ramaz
7ème à la Savoyarde
8ème à la Foulée Blanche ainsi qu'à l'Etoile des Saisies
Ma saison la plus régulière depuis 2019 !

S'il est temps de dresser un bilan de la saison, voilà ce que j'en retiens: après une opération du ménisque en novembre, une sciatique en décembre et une fracture ouverte avec luxation en février, je commence à avoir des doutes. Jusqu'à présent, je pensais que le ski de fond n'était pas le genre de sport à se blesser. Je crois qu'à quarante cinq balais, il est temps de revenir sur mes postulats. Le ski de fond est un sport à risques.
Pour une vie plus paisible, je me pose donc la question d'une réorientation moins traumatisante. 
J'hésite entre la pétanque et le curling.
Pourquoi pas le billard.
Ou même les fléchettes. Mais doué comme je suis, je serais encore capable de m'en planter une dans le c.. (mot en trois lettres, finissant par l, avec voyelle au milieu. Oui, on parle bien du cil, en bout de paupière)
Ou alors, y'a aussi les dominos.

Affaire à suivre. 


Photo: Nils Louna



samedi 7 mars 2026

le ski de fond

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu marches en canard, on dirait que t'as un balai dans le c...
Je tourne la tête et soupire. 
Ce qu'il m'arrive ? Suivant les conseils d'un ami, j'ai essayé le ski de fond. "Tu verras, qu'il m'a dit, c'est incroyable. Par contre, pour tes débuts, faut pas hésiter à prendre un cours".
Un cours ? Pour quoi faire ? C'est bon pour les nuls tout ça, moi, je suis un homme, un vrai de vrai. D'autant plus que depuis ma plus tendre enfance, j'arbore fièrement mon piou-piou d'or obtenu lors des cours d'alpin ESF à la station du coin. 
La glisse n'avait donc plus de secret pour moi. Je m'en suis donc gaiement allé louer du matériel et faire ma première sortie de fond.
A peine chaussé les skis, je me suis retrouvé le cul par terre. De nouveau debout, un pas et rebelotte, j'étais au sol. J'ai inspecté mes skis, pensant à un défaut de fabrication. Un type est passé à côté de moi.
- Vous devriez prendre un cours, ça serait plus simple pour une première.
J'ai fait ma tête de nœud, persuadé que j'y arriverais par mes propres moyens. Le type, voyant ma peine, a eu pitié et a commencé à me donner quelques conseils.
Déjà, il faut écarter les jambes, pour faire le canard. Il m'a montré la position, et m'a fait passer devant lui pour me corriger.
J'ai fait deux premiers pas, pieds écartés, dès les suivants, j'étais pieds côte à côte.
- Le canard, a-t-il scandé
Deux nouveaux pas comme il m'a montré, puis bis répétita.
- Le canard ! a-t-il crié.
J'ai soufflé. Recommencé.
- Le canard...
La moutarde m'est monté au nez.
Bon, mon pote, on a pas élevé les cochons ensemble, à ce que je sache, donc tes noms d'oiseaux, tu les gardes pour toi. J'ai rien dit, mais je l'ai pensé très fort. 
Voyant mon exaspération, il a essayé autre chose.
- Il faut mettre tes skis en V. L'inverse du chasse neige, où tu fait un A. Il faut réussir à former un triangle pas trop aigu, ni trop obtus. Toujours avoir un angle ouvert, si c'est parallèle, ça fonctionne pas. Par contre, quand je vois tes bâtons, je me dis qu'ils sont trop grands. Zéro virgule quatre-vingt-sept fois ta taille, de manière à les planter...
Le sang a commencé à me monter, j'avais pas arrêté les études au bac pour qu'on m'assène encore des cours de français et de maths. J'ai commencé à me voir en Jean Claude Dusse dans les Bronzés font du ski et la folle envie de lui planter le bâton là où je pense.
Après vingt minutes de conseils, on est allés mettre en pratique tout ça avec un tour de piste.
Ce jour là, il faisait à peu près vingt degrés. Au-dessous de zéro. Plus froid que dans mon congélateur.
 Au bout de dix minutes, je respirais comme un bœuf, les bras et les jambes en feu. Incapable de respirer correctement, j'ai commencé à pousser des râles d'agonie.
L'histoire aurait pu s'arrêter là. Ce que je ne savais pas, c'est que la combinaison de l'effort et du froid change les muqueuses. En plus de la bave qui sortait de ma bouche, mon nez s'est mis à couler. La température a rapidement transformé l'écoulement nasal en deux stalactites, s'allongeant à vitesse grand V. Les stalactites, rejoignant la bave de ma bouche, ont réussi à former une magnifique colonne de morve gelée, qui, si je n'avais pas stoppé mon effort pour arrêter les dégâts, aurait probablement fini par racler la neige sur laquelle je tentais de glisser.
Tout ça n'était pas très glamour et effectivement, me sont revenues en vision ces images de galériens dans leurs compétitions ou le bas du visage n'est plus qu'un amas de mucus blanchâtre glaireux peu ragoutant. 
Au bout d'une heure de galère qui m'a paru une journée entière, le type m'a suggéré d'essayer plutôt le classique.
"Parce que le classique, m'a-t-il dit, c'est fantastique".
Je l'ai regardé.
Il m'a regardé.
Pour la rime... a-t-il avancé.
J'ai eu des envies de meurtre.
- Bon, alors... Salut hein!
Le type m'a finalement abandonné.
Le froid, continuant son travail de sape, a contracté ma vessie. L'heure de la vidange. Sauf qu'au moment de dégoupiller, y'avait plus rien dans le caleçon. Dans la coquille l'escargot ! Sans parler des cacahuètes, probablement remontées jusqu'aux oreilles.
Je crois que j'ai compris pourquoi ma compagne avait autant insisté pour que je me mette au ski de fond. Au moins, plus besoin de prétexter la migraine du dimanche soir. 
Je me suis dit qu'au moins, les femmes avaient quelque chose à gagner dans cette affaire.
Bref.
Depuis hier, je marche en canard. Et si quelque chose a poussé entre mes jambes, ce n'est pas ce qu'on peut penser, mais des contractures musculaires qui m'empêchent de poser correctement une jambe devant l'autre.



dimanche 8 février 2026

L'ironie du dossard 13

Comme beaucoup le savent, j'ai la fâcheuse tendance à trop me tourner les pouces. Comme le dirait le personnage principal de "Trois petits pas", adepte du canapé et du farniente.
Mais parfois, je sors de ma léthargie, de ma vie calme et linéaire pour chercher un peu d'aventures sur les compétitions.
(Pour ceux qui ne me connaissent pas, merci de vous renseigner avant toute conclusion hâtive suite à cette mise en bouche).

J'avais le dossard 13.
Non, je ne suis pas superstitieux.
Ce dimanche, pour ma 14ème Transju, j'étais persuadé que les étoiles s'aligneraient. D'autant plus qu'après n'avoir pas terminé (et à peine commencé) ma 13ème Transju l'an passé, franchir une 13ème fois la ligne d'arrivée me paraissait à ma portée.
J'avais pour ambition de jouer devant, mais le corps étant ce qu'il est, il en avait décidé autrement pour aujourd'hui. Dès la première montée au Massacre, j'ai bien senti que le massacre serait pour moi. Bras et jambes asphyxiés, je n'ai jamais autant fait mon jeune âge. Je me suis dit qu'avec le petit régime dissocié fait en début de semaine (dans l'espoir d'une longue Transju), je préviendrais à retrouver un second souffle. 
C'était sans compter mon deuxième poumon égaré quelque part sur le parcours. Tant et si bien qu'à mi-parcours, je ne pensais plus à la place mais seulement à terminer. Je n'imaginais pas que la ligne d'arrivée ne serait pas non plus à ma portée. À quatre kilomètres de l'arrivée, un coureur me porte l'estocade et me fait valser dans les décors.
J'ai senti un truc bizarre à ma main. Voyant malgré le gant mon pouce tordu dans l'autre sens, j'ai immédiatement voulu le remettre en place. Mais en enlevant le gant, j'ai bien vu que quelque chose clochait (et c'était pas la cloche de la Transju).

Le machin blanc, c'est pas une ampoule ni une cloque mais bien l'articulation...


L'articulation était sortie de sa charnière et s'était fait la malle. À croire que même elle ne supportait plus les souffrances que j'inflige à mon corps 😁
L'arrivée, elle s'est faite aux urgences. Bon, faut voir le bon côté des choses, c'est le pouce gauche et je suis droitier, je vais pouvoir continuer à écrire!

Et pour me redonner un peu d'énergie et de moral, vous allez être obligés d'acheter mon livre 😉 allez, une petite BA, surtout que les critiques sont excellentes. 

lundi 1 décembre 2025

Trois Petits Pas

Ça y est !

Vous pouvez ENFIN le commander.

En plusieurs exemplaires, bien entendu. Pour offrir à votre moitié, à vos enfants, vos parents, vos cousins, vos amis, à ceux qui ont le bourdon, à ceux qui détestent le trail, à ceux qui l'adorent, aux sportifs jusqu'au bout des ongles et à ceux du dimanche.

A mettre sous le sapin pour Noël, à apporter chez des potes pour les remercier d'une invitation repas, en cadeau d'anniversaire...

Il y a des tas de raison de le commander. Vous ferez au moins deux heureux (celui qui lira le livre, et puis moi aussi 😇)

Y'a qu'à cliquer et mettre dans le panier

LIEN ICI

ou en cliquant sur l'image