Nouveau roman "Trois Petits Pas"

https://www.amazon.fr/Trois-petits-pas-aventures-Parisien/dp/2954203021/ref=sr_1_1

mardi 1 septembre 2026

UTMB - 1ère partie

La première fois que j'ai entendu parler de l'événement, je ee suis dit que ceux qui prenaient le départ avaient dû louper quelque chose dans leur vie. Je n'imaginais pas comment on pouvait s'infliger du sport à outrance, mettre un dossard pour courir pendant près de vingt quatre heures (plus encore si affinités). Une aberration, d'autant plus qu'à peine un tiers des coureurs franchissait la ligne d'arrivée. C'était il y a plus de vingt ans, j'étais en carrière dans le ski de fond, je rêvais de publier un jour un livre, je n'avais pas d'enfants, j'étais jeune, j'avançais cheveux (que j'avais encore foisonnants) au vent. Plein de convictions, surtout celle que jamais on ne m'y prendrait (au départ d'un de ces trucs de débiles). Oui, je radote, si vous suivez ce que j'écris, j'ai déjà raconté tout ça ou à peu près, depuis les cheveux se sont fait la malle (ils ne supportent plus le bonhomme), et mes baskets se sont perdues pas mal de fois (et moi avec), et mon quatrième livre a vu le jour (oh, comme c'est bizarre, il y a du trail dans les pages).

Je ne vais pas vous mentir, après un printemps à me trainer comme un légume, énergie et envie au raz des pâquerettes, j'avais de sérieux doutes quant à ma participation à cette grande boucle. J'ai longuement pensé aux nombreux prétextes, excuses, tournant et retournant la question d'un DNS (le fameux Did Not Start) dans tous les sens. Mais ne sachant pas de quoi serait fait demain, je me suis dit qu'il serait dommage de louper la grande Messe du trail. Rien que pour l'ambiance, qui fait rêver tous traileurs (à une ou deux chaussures près. Avis aux détracteurs). 
L'envie est revenue au courant de l'été lorsque nous sommes partis en famille faire une itinérance dans les Pyrénées. En rentrant de trek, j'ai continué d'enfiler les baskets, fait quelques belles bambées. Chemin faisant, les jours ont raccourci et un beau jour, je me suis retrouvé à Cham avec un dossard accroché au ventre (qui avait pris une ou deux tailles de trop avec l'oisiveté printanière). L'impression d'être jeune, casquette vissée sur la tête, les jambes frétillantes et le corps plein d'envie. En plus, j'avais trouvé une assistance de choc de dernière minute (Merci mille fois Léonie), prête à passer une nuit aussi blanche que la mienne.

Je suis arrivé le mardi. Chamonix était en pleine effervescence, la MCC était déjà pliée, les coureurs de la TDS en train de vivre un moment hors du temps (météo pourrie, si si, vous avez bien lu. Après quatre mois de sécheresse et de canicule, dame nature avait choisi LA semaine pour inverser la tendance et bazarder tout ce qu'elle avait en stock (orage, foudre, grêle, froid...) pour en faire voir de toutes les couleurs aux coureurs. 
Les rues étaient foisonnantes, touristes et traileurs venus des quatre coins du Monde déambulaient dans les allées bondées, et je savais que les trois prochains jours allaient être très, mais alors vraiment trèeees longs. Comme beaucoup ici, je n'avais qu'une hâte, être enfin sur la ligne de depart pour en découdre.

L'attente se sera prolongée jusqu'au dernier moment. Les orages ayant été annoncés jusque tard dans l'après-midi du vendredi, le départ a été déplacé de deux heures. On s'est calé avec Léonie pour faire un point sur les différents ravitaillements, et à trente minutes du moment fatidique, je suis allé rejoindre la foule de participants sous l'arche de depart. Excité comme une puce, cardio déjà à 200 alors que je n'avais pas encore fait trois petits pas (message subliminal, il va bien falloir vois décider à l'acheter si vous ne l'avez pas encore, en plus Noël approche, c'est le cadeau idéal 😇).

Je rentre par le sas élite. Dans la tête, l'ambition de terminer dans les 40 premiers. Être sous les 24 heures, m'approcher des 22 heures. Je sautille, plein de rêves et de bonne volonté. La foule est omniprésente, l'ambiance de départ électrique. Ludo, incontournable speaker des plus grands événements, lance le décompte. La musique résonne contre les murs de pierre des bâtiments. Soudain, il n'y a plus un bruits. Plus un souffle, plus un geste, seulement les battements de coeurs, qui font trembler le pavé...




jeudi 27 août 2026

Bientôt l'UTMB

Ce qu'est l'UTMB?

Si vous le demandez, c'est que vous débarquez de Mars.

Que vous revenez d'une mission de vingt ans en Antarctique, à étudier la reproduction des renards polaires (et vous avez dû vous tromper de continent, c'était plutôt l'Arctique, raison pour laquelle vous rentrez bredouille)

Que votre femme vous a encouragé à aller étudier le Yéti du Népal, espace rare et endémique, et qu'elle vous à autorisé à rentrer à la seule condition d'avoir un cliché de la bête (et grâce à l'IA, vous avez pu faire un montage pour la berner. Mais elle n'est pas dupe, rentrer ne veut pas dire que vous pourrez avoir une place dans le lit conjugal, vous allez encore dormir sur la quille quelques nuits semaines mois années de plus.

Que vous êtes partis pour un tour du Monde à la voile et avez échoué sur une île déserte non répertoriée sur le globe

Ou alors capturé par une tribu indigène en voulant remonter jusqu'à la source de l'Amazone

Prisonnier par les gardiens de l'Atlantide lors d'une plongée sous marine

Ou alors que vous avez (comme moi) toujours un temps de retard sur tout (je vous rassure, ce n'est pas avoir l'esprit lent, c'est juste savoir prendre son temps)

Bref, l'UTMB c'est déjà demain. Vois aurez tout le loisir de faire vos recherches sur Internet pour essayer de comprendre quand, comment. Et le pourquoi, là je crois qu'il ne faut plus chercher à comprendre, même moi, je ne me comprends plus moi-même.

(Et si vraiment vous voulez quelques explications, je vous conseille le super, incontournable, incroyable, fantastique roman "trois petits pas" d'un auteur en devenir (en toute objectivité et avec beaucoup d'humilité)




lundi 10 août 2026

Pyrénées, Vignemale et retour à Gavarnie

Après une semaine seule, la voiture est à sa place. Sage et poussiéreuse, brûlante d'avoir trop pris le soleil. Je dis à Éléa de rester là avec les sacs pendant que je pars à la recherche du reste de la famille. Les clés du véhicule sont dans le sac d'Isa. Il est treize heures, l'estomac gargouille, je pense qu'il y en a deux qui doivent me maudire...

La veille, nous avons franchi nos deux derniers grands cols. Le premier nous a amenés dans la vallée des Oulettes, grandiose et sauvage. J'avais promis un bon chocolat chaud au refuge. Déception en trouvant ses portes fermées pour cause de travaux. Un bénévole en train de bricoler nous glisse qu'il y a un avantage à tout cela, sachant cette fermeture temporaire, peu de marcheurs viennent en ce moment et l'endroit y est moins couru que d'habitude. Il nous parle du glacier des Oulettes, juste en face de nous, voué à disparaitre d'ici dix ans. C'est dur, nous dit-il, quand on l'a connu épais de plus de cinquante mètres, descendant presque dans la vallée. 
Je pense aux enfants de nos enfants, à toutes ces prochaines générations qui, peut-être, ne connaîtront plus la neige ni le froid. La Terre change, les canicules se succèdent et les alertes avec, les informations n'ont plus que ce mot la bouche. Orange et rouge parsèment la carte de France. Mais ici, en montagne, pas de média pour nous rappeler que le Monde va mal.




Le chemin nous emmène au-dessus du glacier des Oulettes pour rejoindre un dernier col. À notre droite, le petit Vignemale. Je propose à notre troupe de faire notre premier "3000", mais personne ne réagit, midi a sonné depuis belle lurette et on pense plus à manger qu'à autre chose. Lucas me reparle de ses toilettes, me demande si je les ai bien prises en photos. Hier, il s'est attelé à la construction de WC de pierre, érigeant une cuvette de granit pour plus de confort. Pas question d'y laisser du papier toilette, depuis notre départ, nous n'utilisons que des feuilles trouvées dans la nature.




En descendant au refuge du Vignemale, nous comprenons que nous retournons à la civilisation. Les marcheurs sont extrêmement nombreux, tous veulent faire le plus haut sommet des Pyrénées. C'est surtout le soir et au petit matin que nous le constatons, lorsque, bien au chaud dans notre tente, les marcheurs ne cessent de nous réveiller en parlant trop fort sans se soucier des tentes éparpillées ça et là. 
Les enfants me disent qu'on se croirait sur le GR du tour du Mont-Blanc, noir de monde l'été.




Lorsque nous quittons notre dernier bivouac, je fais le tour du campement. Être sûrs que nous ne laissons aucune trace de notre passage. Pas le moindre déchet. Aujourd'hui, la montagne est devenue un dépotoir, emballages, déchets divers, papier toilette, il y en a partout. J'ai lu récemment que certaines personnes abandonnaient sur place leur campement de fortune, faisant même brûler tente et sac de couchage avant de quitter les lieux, jonchés des restes de leur beuverie du weekend. Et nous payons pour eux, une addition sévère qui interdit désormais de plus en plus le bivouac dans les endroits fréquentés.

Gavarnie n'est plus qu'à une dizaine de kilomètres. Nous choisissons de suivre le GR10 plutôt que de raccourcir le trajet en passant par le fond de vallée. Sur la fin, notre groupe de scinde en deux. Voyant un sentier sur notre gauche, je propose à Éléa de s'y aventurer. Ce sera finalement une petite galère, à chercher notre passage entre de petite
s falaises et de hauts fourrés.

Arrivés à la voiture, aucune trace d'Isa et de Lucas. Éléa reste auprès des sacs et je pars en courant à leur recherche. Au gré de plusieurs allers-retours, je finis par les retrouver dans Gavarnie et me fais houspiller, c'est de bonne guerre. J'aurais pu au moins leur laisser la carte du parcours.

Sur la route du retour, la voiture est silencieuse. Mon texte se finit comme il a commencé. L'impression que nous sommes une semaine en arrière, seules les courbatures nous rappellent que nous avons terminé notre périple. Et puis les cernes sous les yeux. Et les douleurs sur les hanches à cause des sacs trop lourds et des tapis de sol trop fins, sans oublier les ampoules sous les pieds, les coups de soleil, la nuque raide, les lèvres gercées, la fatigue des nuits trop courtes..
Finalement, on est bien contents d'en avoir terminé. De retrouver notre confort. D'avoir des jours de repos.
Comme toujours, après ces efforts, il faut prendre le temps de récupérer. Un mois, une semaine, parfois un jour, avant que déjà, la tête pleine des souvenirs passés, on ne se projette de nouveau sur notre prochaine aventure.

mercredi 5 août 2026

Pyrénées, à l'approche du Vignemale

Le soleil disparaît derrière les crêtes, emportant avec lui les dernières rafales de vent, un rituel qui ne nous surprend plus. Un instant de calme où la nature s'endort au même rythme que nous, pour un répit de courte durée. Nous savons qu'au milieu de la nuit, le vent nous sortira de nos rêves de nuit pleine. Les années nous ont ôté les profonds sommeils et cette capacité à effectuer une nuit d'une traite, quelque soit le lieu, sur n'importe quel support. Les enfants dorment pour nous, ils ont cette insolence de ne jamais être réveillés par un sol trop dur, un caillou glissé sous le matelas ou un orage improvisé.



L'aube éclaire notre maison sommaire, en une heure, les tentes sont rangées, le petit déjeuner englouti. Le premier col se pavane devant nous, aucun échauffement pour rentrer dans le vif du sujet. La pente raide et rocailleuse nous fait mettre les mains, les doigts enfoncés dans la roche en espérant qu'elle ne s'effrite pas. Le moindre faux pas pourrait être mortel. Une brèche à 2800m d'altitude, le vent s'y engouffre avec plaisir et nous déstabilise. En contrebas, des blocs de glace gisent dans une étendue d'eau.

-Papa, tu crois que le Titanic gît dans les bas fonds? 

Je souris. La magie est partout, plus encore dans l'innocence des enfants.

Au loin, un immense plateau minéral traversé de toutes parts de ruisseaux et lacs cristallins nous attend. Au fil de la journée, notre chemin se perd entre les blocs granitiques, l'espace-temps se distend. À moins d'un kilomètre par heure, notre peine s'emmêle à la fatigue, et l'humeur s'en ressent. Isa n'en peut plus. La randonnée a ses travers et la dose n'est plus supportable.




Enfin, après un nouveau passage de col, les berges d'un lac niché à 2500m d'altitude accueille nos deux abris sommaires. Il est temps de souffler, d'allonger nos corps endoloris. Le pic du Vignemale affiche sa splendeur, demain, nous serons à son pied.

Les sacs tout juste posés, les enfants repartent immédiatement à la decouverte des alentours. Les rires se répercutent sur les parois rocheuses, leur entrain est contagieux, et si les doutes traversent parfois nos aventures, leur insouciance et leur bonheur suffisent à savoir pourquoi nous faisons tout cela, pourquoi nous sommes ici. La vie, la vraie, semble afficher sa valeur dans ces moments loin de tout. Alors, rien ne peut plus parasiter le moment présent.



 






samedi 1 août 2026

Pyrénées, sur les hauteurs du GR11

Sallent et de Gallego est un village magnifique, plus beau encore que Panticosa. Gris de pierres taillées, avec sa rivière aux eaux turquoises. Nous prenons le temps de manger, un petit déjeuner fait de viennoiseries achetées au passage. La nuit a laissé des traces sur nos visages boursouflés, les chiens du chenil ont hurlé chaque quart d'heure. Encore une nuit chaotique, la veille, le vent avait fouetté notre maigre toile de tente sans relâche. Depuis l'an passé, nous avons opté pour la légèreté, mais le confort s'en ressent parfois.



Le Pourtalet, col mythique, s'échappe sur notre gauche. Le GR11 nous emmène jusqu'au refuge de Respomuso. Le chemin est traversé par de nombreuses rivières, ici, aucune de trace de canicule ni de sécheresse, l'impression d'être dans un monde à part. À chaque pas, je lève la tête, essaie de graver les paysages dans mon cerveau, qui, je sais, finira par se noyer tant je l'inonde de toutes ces vues incroyables. 


À Respumuso, un soda plein de sucre accompagne notre repas. C'est mérité, il faut bien quelques récompenses à ces marches folles, et les paquets de bonbons des enfants diminuent à vie d'œil. En ce moment, j'aimerais surtout qu'on fasse un effort sur la nourriture, la vraie, les pâtes, le couscous et le riz, histoire d'alléger le poids de mon sac. Le ravitaillement effectué ce matin lui a donné trop d'embonpoint. Je tire la langue, j'ai peur que mes genoux grincent. Vingt, vingt-cinq kilos peut-être, une estimation à la louche. Qu'importe, il faut avancer.




Les lacs sont innombrables. L'après-midi, cette fameuse après-midi, en voyant les enfants jouer les bergers au milieu des moutons, je comprends. Tous ces efforts, ces gouttes de sueur, ces maux de dos, ces courbatures. Certains diront : tout ça pour ça. Alors oui, j'insiste, tout ça pour ça. La beauté d'un monde sauvage, Isa est en train de lire sous le vent, les enfants rient de rien, de tout. Ici, je me dis que le temps n'a aucune prise, il nous laisse l'essentiel : respirer, être en paix avec nous-mêmes. Alors je répète sans arrêt à qui veut bien l'entendre "c'est beau, hein ?" C'est plus fort que moi, une question qui n'est est pas une et n'a besoin de l'aval de personne, mais j'ai besoin de la poser, d'avoir un consentement, savoir que eux aussi vivent ce que je vis, voient ce que je vois.



Lorsque nous mangeons, Lucas dit qu'il neige. Nous levons la tête. Dans le ciel volent des flocons de cendre. La Terre pleure ses larmes de feu. Le vent venu du nord joue avec les étoiles grises échappées de feux de forêts. Le pays brûle, un nuage grisâtre s'arrête dans la vallée contiguë, plus loin, ce doit être Tarbes, dont les arbres grillés sont décimés à coup de flammes. Le Monde s'embrase, en France, en Europe, partout. La sécheresse, dont nous sommes en partie responsable. La Terre nous envoie ses représailles. Est-il encore temps de trouver une solution. Et surtout, le voulons-nous vraiment ?


jeudi 30 juillet 2026

Les Pyrénées, GR11, Panticosa et Sallent de Gallego

Toujours les mêmes gestes. Chaque secondes, chaque minute, chaque jour. Jambe gauche bras droit, jambe droite bras gauche. Avancer, souffler, respirer, s'arrêter, regarder, repartir.


L'altitude rend les mouvements plus lents, il faut accorder son corps à sa tête, sa tête à son corps. Le paysage, lui, s'accorde à tout. Ici, loin des Hommes, tout est plus doux, plus sauvage, plus lent. Plus beau. Les chemins, trop peu foulés, perdent leurs traces entre prairies et rochers. La carte nous rassure, nous sommes sur la bonne route, et il se passe une journée sans que nous ne croisions le moindre marcheur. Au début, les montagnes nous rappellent les Alpes. Tout ça pour ça, traverser la France pour finalement avoir les mêmes vues... Mais à mesure que nous cheminons, elles deviennent à part, uniques. Oui, les Pyrénées. Ce petit quelque chose de démesuré. Des vallées plus étroites, peut-être. Ou alors les cirques. 



Finalement, il est difficile de comparer. Nous sommes heureux. Loin de tout. Des hommes. Du quotidien et de sa folie, qui finit par nous happer sournoisement. Pourtant, nous savons, mais il y a ce fameux engrenage. 




Gavarnie était trop fréquenté. Trop proche des routes, des parkings avalant les voitures par milliers. Il y manquait l'authenticité. Mais dès que l'on s'éloigne des sentiers battus, nous retrouvons le silence. Les Izards et les marmottes, déjà grasses d'avoir trop mangé alors que l'été vient à peine de commencer. Notre carte nous indique sur le GR11, et après une longue descente bordée de falaise - un régal pour les yeux -nous faisons une halte à Panticosa. Les maisons sont de pierre, il est midi et la besace est pleine. La chaleur ne nous épargne pas et après une nouvelle heure de marche, nous trouvons un coin d'ombre pour manger. Ce chemin entre Panticosa et Sallent de Gallego est peu à notre goût, mais il faut avancer. Le soir, notre halte se fait au bord d'un lac. Ce que nous ne savions pas, c'est qu'un chenil était juste en face, sur l'autre côté de la berge. Et que les chiens s'en sont donné à coeur joie toute la nuit, qui s'est transformée en calvaire pour nous. Décidément, il nous faut vraiment rester loin de la civilisation !



Lorsque nous replions les tentes, je compte les jours passés. Déjà trois. Dans ma tête, une ritournelle: Se réveiller chaque seconde en ne vivant que pour aujourd'hui. Cheminer toujours, se projeter, s'émerveiller. Ne jamais laisser les doutes ternir la moindre seconde de vie. 

Il est temps de se remettre en route.