Nouveau roman "Trois Petits Pas"

https://www.amazon.fr/Trois-petits-pas-aventures-Parisien/dp/2954203021/ref=sr_1_1

samedi 7 mars 2026

le ski de fond

- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu marches en canard, on dirait que t'as un balai dans le c...
Je tourne la tête et soupire. 
Ce qu'il m'arrive ? Suivant les conseils d'un ami, j'ai essayé le ski de fond. "Tu verras, qu'il m'a dit, c'est incroyable. Par contre, pour tes débuts, faut pas hésiter à prendre un cours".
Un cours ? Pour quoi faire ? C'est bon pour les nuls tout ça, moi, je suis un homme, un vrai de vrai. D'autant plus que depuis ma plus tendre enfance, j'arbore fièrement mon piou-piou d'or obtenu lors des cours d'alpin ESF à la station du coin. 
La glisse n'avait donc plus de secret pour moi. Je m'en suis donc gaiement allé louer du matériel et faire ma première sortie de fond.
A peine chaussé les skis, je me suis retrouvé le cul par terre. De nouveau debout, un pas et rebelotte, j'étais au sol. J'ai inspecté mes skis, pensant à un défaut de fabrication. Un type est passé à côté de moi.
- Vous devriez prendre un cours, ça serait plus simple pour une première.
J'ai fait ma tête de nœud, persuadé que j'y arriverais par mes propres moyens. Le type, voyant ma peine, a eu pitié et a commencé à me donner quelques conseils.
Déjà, il faut écarter les jambes, pour faire le canard. Il m'a montré la position, et m'a fait passer devant lui pour me corriger.
J'ai fait deux premiers pas, pieds écartés, dès les suivants, j'étais pieds côte à côte.
- Le canard, a-t-il scandé
Deux nouveaux pas comme il m'a montré, puis bis répétita.
- Le canard ! a-t-il crié.
J'ai soufflé. Recommencé.
- Le canard...
La moutarde m'est monté au nez.
Bon, mon pote, on a pas élevé les cochons ensemble, à ce que je sache, donc tes noms d'oiseaux, tu les gardes pour toi. J'ai rien dit, mais je l'ai pensé très fort. 
Voyant mon exaspération, il a essayé autre chose.
- Il faut mettre tes skis en V. L'inverse du chasse neige, où tu fait un A. Il faut réussir à former un triangle pas trop aigu, ni trop obtus. Toujours avoir un angle ouvert, si c'est parallèle, ça fonctionne pas. Par contre, quand je vois tes bâtons, je me dis qu'ils sont trop grands. Zéro virgule quatre-vingt-sept fois ta taille, de manière à les planter...
Le sang a commencé à me monter, j'avais pas arrêté les études au bac pour qu'on m'assène encore des cours de français et de maths. J'ai commencé à me voir en Jean Claude Dusse dans les Bronzés font du ski et la folle envie de lui planter le bâton là où je pense.
Après vingt minutes de conseils, on est allés mettre en pratique tout ça avec un tour de piste.
Ce jour là, il faisait à peu près vingt degrés. Au-dessous de zéro. Plus froid que dans mon congélateur.
 Au bout de dix minutes, je respirais comme un bœuf, les bras et les jambes en feu. Incapable de respirer correctement, j'ai commencé à pousser des râles d'agonie.
L'histoire aurait pu s'arrêter là. Ce que je ne savais pas, c'est que la combinaison de l'effort et du froid change les muqueuses. En plus de la bave qui sortait de ma bouche, mon nez s'est mis à couler. La température a rapidement transformé l'écoulement nasal en deux stalactites, s'allongeant à vitesse grand V. Les stalactites, rejoignant la bave de ma bouche, ont réussi à former une magnifique colonne de morve gelée, qui, si je n'avais pas stoppé mon effort pour arrêter les dégâts, aurait probablement fini par racler la neige sur laquelle je tentais de glisser.
Tout ça n'était pas très glamour et effectivement, me sont revenues en vision ces images de galériens dans leurs compétitions ou le bas du visage n'est plus qu'un amas de mucus blanchâtre glaireux peu ragoutant. 
Au bout d'une heure de galère qui m'a paru une journée entière, le type m'a suggéré d'essayer plutôt le classique.
"Parce que le classique, m'a-t-il dit, c'est fantastique".
Je l'ai regardé.
Il m'a regardé.
Pour la rime... a-t-il avancé.
J'ai eu des envies de meurtre.
- Bon, alors... Salut hein!
Le type m'a finalement abandonné.
Le froid, continuant son travail de sape, a contracté ma vessie. L'heure de la vidange. Sauf qu'au moment de dégoupiller, y'avait plus rien dans le caleçon. Dans la coquille l'escargot ! Sans parler des cacahuètes, probablement remontées jusqu'aux oreilles.
Je crois que j'ai compris pourquoi ma compagne avait autant insisté pour que je me mette au ski de fond. Au moins, plus besoin de prétexter la migraine du dimanche soir. 
Je me suis dit qu'au moins, les femmes avaient quelque chose à gagner dans cette affaire.
Bref.
Depuis hier, je marche en canard. Et si quelque chose a poussé entre mes jambes, ce n'est pas ce qu'on peut penser, mais des contractures musculaires qui m'empêchent de poser correctement une jambe devant l'autre.



dimanche 8 février 2026

L'ironie du dossard 13

Comme beaucoup le savent, j'ai la fâcheuse tendance à trop me tourner les pouces. Comme le dirait le personnage principal de "Trois petits pas", adepte du canapé et du farniente.
Mais parfois, je sors de ma léthargie, de ma vie calme et linéaire pour chercher un peu d'aventures sur les compétitions.
(Pour ceux qui ne me connaissent pas, merci de vous renseigner avant toute conclusion hâtive suite à cette mise en bouche).

J'avais le dossard 13.
Non, je ne suis pas superstitieux.
Ce dimanche, pour ma 14ème Transju, j'étais persuadé que les étoiles s'aligneraient. D'autant plus qu'après n'avoir pas terminé (et à peine commencé) ma 13ème Transju l'an passé, franchir une 13ème fois la ligne d'arrivée me paraissait à ma portée.
J'avais pour ambition de jouer devant, mais le corps étant ce qu'il est, il en avait décidé autrement pour aujourd'hui. Dès la première montée au Massacre, j'ai bien senti que le massacre serait pour moi. Bras et jambes asphyxiés, je n'ai jamais autant fait mon jeune âge. Je me suis dit qu'avec le petit régime dissocié fait en début de semaine (dans l'espoir d'une longue Transju), je préviendrais à retrouver un second souffle. 
C'était sans compter mon deuxième poumon égaré quelque part sur le parcours. Tant et si bien qu'à mi-parcours, je ne pensais plus à la place mais seulement à terminer. Je n'imaginais pas que la ligne d'arrivée ne serait pas non plus à ma portée. À quatre kilomètres de l'arrivée, un coureur me porte l'estocade et me fait valser dans les décors.
J'ai senti un truc bizarre à ma main. Voyant malgré le gant mon pouce tordu dans l'autre sens, j'ai immédiatement voulu le remettre en place. Mais en enlevant le gant, j'ai bien vu que quelque chose clochait (et c'était pas la cloche de la Transju).

Le machin blanc, c'est pas une ampoule ni une cloque mais bien l'articulation...


L'articulation était sortie de sa charnière et s'était fait la malle. À croire que même elle ne supportait plus les souffrances que j'inflige à mon corps 😁
L'arrivée, elle s'est faite aux urgences. Bon, faut voir le bon côté des choses, c'est le pouce gauche et je suis droitier, je vais pouvoir continuer à écrire!

Et pour me redonner un peu d'énergie et de moral, vous allez être obligés d'acheter mon livre 😉 allez, une petite BA, surtout que les critiques sont excellentes. 

lundi 1 décembre 2025

Trois Petits Pas

Ça y est !

Vous pouvez ENFIN le commander.

En plusieurs exemplaires, bien entendu. Pour offrir à votre moitié, à vos enfants, vos parents, vos cousins, vos amis, à ceux qui ont le bourdon, à ceux qui détestent le trail, à ceux qui l'adorent, aux sportifs jusqu'au bout des ongles et à ceux du dimanche.

A mettre sous le sapin pour Noël, à apporter chez des potes pour les remercier d'une invitation repas, en cadeau d'anniversaire...

Il y a des tas de raison de le commander. Vous ferez au moins deux heureux (celui qui lira le livre, et puis moi aussi 😇)

Y'a qu'à cliquer et mettre dans le panier

LIEN ICI

ou en cliquant sur l'image



jeudi 20 novembre 2025

Nouveau livre "Trois Petits Pas"

Bon, je sais, je ne suis pas très actif sur le site. Mais c'est pour la bonne cause, je peaufine la sortie de mon nouveau livre "Trois Petits Pas", qui sera disponible dès le premier décembre en commande sur KDP. Je vous mettrai le lien à cette date, afin que vous puissiez le commander et surtout l'avoir sous le sapin pour Noël. Une super grandiose incroyable incontournable (vous me connaissez, je suis toujours très objectif) idée cadeau pour les fêtes de fin d'année. 

Initialement, je voulais mettre le livre à 10€, mais avec le fonctionnement KDP, ce n'était pas viable, lorsque le livre est placé sous la barre des 10€ (hors TVA), Amazon rémunère beaucoup moins bien l'auteur. Pour être transparent là-dessus, sur un livre à 12€, Amazon me versera... environ 3€50. Somme à laquelle il faudra bien entendu déduire les Urssaf, donc au final, il reste à l'auteur aux alentours de 2€50. Bref, il faut vendre BEAUCOUP de livres pour pouvoir vivre de sa plume. 

Mon rêve serait d'atteindre 6000 exemplaires. J'y crois (un peu) et j'aurai forcément besoin de vous pour m'aider 😇. Après l'échec du projet Eléa éditions, j'espère rebondir et surtout, me faire une (toute) petite place dans le monde de l'écriture.

En attendant, voici la maquette de la couverture (1ère et 4ème), avec l'illustration de ma sœur Elsa. 

Oui, je sais, c'est exceptionnel, vous en avez déjà l'eau à la bouche, les mains tremblent la table, et vous ne savez pas comment vous allez réussir à patienter jusqu'au 1 décembre !



Et si vous voulez rire en images, direction Instagram: ben_chauvet_athlete_ecrivain

ou facebook: https://www.facebook.com/benoitchauvet.fr

jeudi 9 octobre 2025

Bénévole au Trail des Glières: c'est tout un métier!

Cette année encore, j'ai accepté d'être ouvreur pour les courses enfant. Ma journée de bénévolat sur le trail des Glières. Un classique depuis de nombreuses années. Bien entendu, j'ai accepté.
Les enfants, ça me connaît. J'en ai deux à la maison, deux tornades. Les tornades, on les mate vite. Il suffit de prendre une voix bien grave, brailler un coup "Bon, ça suffit maintenant", et ils sont recadrés en moins de deux.
Ouvrir une course, ça veut dire se mettre devant, avoir un rythme suffisamment élevé pour que personne ne vous double, montrer le chemin entre le départ et l'arrivée, et le tour est joué. A peine de quoi casser une patte à un canard.
Je suis arrivé sur les lieux un peu plus tôt pour faire l'animation, les départs devaient s'échelonner toutes les demi-heures.
J'ai commencé avec la course des plus grands. Cinq kilomètres. Prenant mon rôle à coeur, je me suis placé devant la marmaille. J'ai glissé un "gérez bien votre cadence, ne partez pas trop vite" qui n'avait de prétexte que de me rendre mon travail plus facile. 
Coup de fusil, je pars. Voyant qu'au bout de dix mètre, on me marchait déjà sur les talons, j'ai essayé de prendre ma grosse voix, brailler un peu, mais étant donné que j'étais déjà en hyperventilation, le son qui est sorti de ma bouche ressemblait à la poule qu'on égorge plutôt qu'au patriarche qui bombe le torse. 
J'ai (essayé) d'accélérer. Sachant que j'étais déjà pas loin de ma vitesse maximale, j'ai passé cinq kilomètres à galérer. J'ai tenu. Il y avait aussi mon égo que je traînais avec moi, ça l'aurait foutu mal de se faire doubler par un jeune de trente ans mon cadet.
La ligne d'arrivée tout juste passée, le gout du sang dans la bouche, on me tape sur l'épaule pour m'annoncer que je devais être en place pour la course suivante. "Départ dans deux minutes". Un kilomètre et demi. Distance plus courte, marmaille de onze ans maximum, fallait voir le bon côté des choses, j'allais pouvoir souffler et redonner à mon cardio une cadence plus en adéquation avec mon âge. J'ai sagement refait le topo, "Les enfants, surtout, ne partez pas trop vite, la course va être longue".
Coup de fusil, j'avais pas fait cinq mètres que déjà, toute la troupe me marchait sur l'arrière des baskets. Cinq minutes plus tard, coeur à trois cents battements par minute, j'étais au bord de la syncope.
Les courses se sont enchaînées au fil des catégories. Pour moi, c'était chaque fois la même chose. Départ en sprint. Accélération en route. Arrivée au sprint. J'ai fait du Usain Bolt toute la matinée.
Espérant que les moins de trois ans me laisseraient un répit.
Même pas.
J'ai fini en PLS (Position Latérale de Sécurité, pour ceux qui ne connaissent pas). Dans le jargon du coureur, ça veut dire allongé sur le bitume, de la morve qui descend jusqu'au nombril, les poumons éclatés disséminés quelque part sur le parcours.
Quand je suis rentré de ma journée, j'avais le dos en compote, les jambes courbaturées comme après un 100 bornes.
Et je me suis dit : "plus jamais".
C'est alors que je me suis rappelé avoir vécu ça un an auparavant.
Un air de déjà vu...
Pas de doute, il fait bon être jeune et avoir la mémoire courte. (on parle bien de moi).

Et dire qu'en plus, il a fallu porter les paniers garnis de 15kg lors des podiums. Décidément, aucune pitié pour les vieux (suffit de voir mon regard hagard pour se rendre compte de l'état du bonhomme)




dimanche 7 septembre 2025

Bientôt mon nouveau Roman

Enfin!
Après neuf ans d'attente, je vous annonce la sortie proche de mon prochain livre. Un roman comme vous l'aime(re)z, plein d'humour pour faire fonctionner vos zygomatiques.
De bons moments de rigolade en perspective.
En 2016, j'avais lancé le projet Eléa Editions, qui a malheureusement été un échec. Je me suis heurté à la réalité du marché éditorial, un livre pas assez onéreux, trop peu rentable pour les librairies, une histoire qui n'a peut-être pas réussi à trouver son lectorat, et puis le décès tragique de Tanguy en montagne, lui qui avait porté également cette aventure.
Résultat: malgré une campagne de financement participatif réussie, le (trop) gros stock de livres n'a pas pu être écoulé et a fini par être donné à divers associations et évènements, afin d'éviter le pilon.

Mais je n'abandonne pas, et me revoici sur scène. Pas de campagne de pré-ventes, juste une campagne de promotion, pour vous mettre l'eau à la bouche. Je vais retenter l'expérience de l'auto-édition, son succès dépendra de vous, avec l'espoir que que les commandes s'envolent. S'il réussit à franchir la barre des 5000 ventes, il sera mis en avant par les plateformes avec de grandes chances d'être repéré par un grand éditeur. J'espère que vous répondrez présent au moment de faire votre commande. 

En attendant, je vais faire quelques vidéos, visibles la plupart sur Instagram (eh oui, j'ai franchi le cap il y a un an, il fallait se mettre au goût du jour, surtout côté sportif et un juste retour pour mes partenaires). N'hésitez pas à vous abonner à ma page pour suivre le projet. Et à me donner votre avis lorsque j'en ai besoin 😀 (là, je suis encore en train de cogiter sur le titre... Vous en pensez quoi?)




https://www.instagram.com/ben_chauvet_athlete_ecrivain/reel/DON2gChjCSW/