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vendredi 17 juin 2022

Ah, le silence dans la nature

Ce qu'il y a de bien dans la nature, les grands espaces vierges de toute civilisation, c'est le silence. Marcher en retenant sa respiration, être à l'affut des bruits qui nous entourent. Lorsque j'allais courir de bons matins en France, j'essayais de poser mes pieds au sol en évitant de faire craquer les branches, de ne pas froisser les feuilles mortes, de ne faire qu'un avec la nature. L'osmose, l'harmonie, la synergie, appelez ça comme vous voulez, mon plus grand plaisir, c'était de voir détaler un chevreuil ou un chamois en face de moi, d'apercevoir un troupeau de sangliers, ou un écureuil grimpant aux arbres.
Oui, d'ordinaire, lors de mes sorties à pied, j'essayais de me faire le plus silencieux possible.
Mais bon, ça, c'était avant. Parce qu'ici, le silence, on oublie. Être silencieux, c'est le meilleur moyen de se faire bouffer par un cougar. Se prendre un coup de boule par un Ours. Se faire asperger d'un liquide nauséabond par un skunk (moufette) qui passait par là.
Alors pour éviter de passer un mauvais quart d'heure, vaut mieux faire du bruit. Et plutôt deux fois qu'une!




jeudi 2 juin 2022

Premier dossard à pied

Après quelques dossards hivernaux, j'ai enfin lancé la saison estivale. Les orteils me démangeaient un peu, les poumons avaient besoin de s'aérer, et ça tombait bien, Nipika oganisait un petit trail (10k/25k) samedi dernier.

"cabin" de Nipika, très prisée tout au long de l'année

Les courses à pied ici se déroulent dans la même ambiance tranquille que les courses de ski. Le peloton est surtout là pour passer un bon moment, personne ne se bouscule au portillon de départ, c'est presque si l'on se fait des courbettes pour faire passer le concurrent devant nous au moment du start.
Comme d'habitude, je suis parti sur un bon train, ce n'est pas un 25 bornes avec 400m de dénivelé qui allait m'effrayer. Sur la liste de départ, il y avait aussi sur la liste de départ le champion Canadien de trail, Kuba -pour les intimes- (qui est en fait Tchèque). Autant dire que le rytme était assez élevé.
Au bout de quelques minutes sur un parcours ultra sinueux  sur lequel il est impossible de doubler, je l'entends hurler. "Pour effrayer les ours" me dit-il. Ah, me voilà rassuré, moi qui croyais que je n'allais pas assez vite...

Vue sur la rivière depuis le sentier de trail


A mi-course, on était encore tous les deux. Les sensations étaient toujours bonnes, j'ai entrevu une arrivée au sprint. Aux trois quart de course, j'ai commencé à tirer la langue. Puis à perdre quelques mètres. Je n'ai rien lâché, je voyais encore le t-shirt de Kuba une trentaine de secondes plus loin. 




Puis ce qui devait arriver arriva: à 5km de l'arrivée, plus de son plus d'image. Les fameuses étoiles sont arrivées, les jambes sont devenues incroyabement lourdes, et je me suis dit qu'à ce moment, si un ours ou un cougar sortait des bois pour me courir après, j'étais sacrément mal barré.
La petite famille était venue à 1km de l'arrivée pour m'encourager. J'ai pris un coup au moral en les voyant courir plus vite que moi. "Allez, papa, force un peu, là tu vas pas très vite".
Pour les encouragements, on repassera. Dur de se dire que j'ai fini vidé par un... 25 bornes. Il paraît lointain, le temps où j'enfilais les km comme des perles ;o)
Par contre, c'est toujours un bonheur de venir à Nipika, le coin est vraiment magique, autant l'hiver que l'été.

Pas de doute, on est bien au Canada!

Bon, autant vous l'annoncer tout de suite, les dossards sur cette saison estivale ne seront pas nombreux. Non pas que j'ai perdu le goût, mais il y a une barrière psychologique que j'ai du mal à franchir au niveau du coût de l'inscription. On va dire que je fais mon français et que je me plains, mais j'ai un peu de mal à dépenser 80 dollars pour faire une course de 5km (Eh oui, c'est le tarif ici. Rien à moins de ce prix, et pour un 100 bornes, c'est environ 300 dollars). Bref, pour ce prix, je péfère autant aller me faire quelques restos et de jolis musées avec la famille!


lundi 2 mai 2022

Fin d'hiver à Invermere

 Avril, ne te découvre pas d'un fil, dit le proverbe. Je peux vous le dire, ici, peu de chance qu'on enlève les couches de vêtements. Même si le printemps est arrivé depuis presque un mois, la température ne grimpe pas. Les nuits sont froides (entre -5 et -10 degrés tous les matins de la semaine dernière, et guère plus de 0 la journée).

Sur les dernières sorties de ski de Mars, on a eu droit à une dernière grosse vague de froid (-22 la nuit), de quoi se transformer en abominable homme des neiges.

Invermere est entourée de deux grandes chaînes de montagnes, Les Purcell d'un côté, et les Rockies de l'autre. 

Lever de jour sur les Rockies

Les Purcell bénéficient d'un enneigement assez conséquent, et en ce moment, il est possible de chausser les skis à partir de 1100 mètres, la neige est fraîche et fine même si un rayon de soleil suffit à la ramollir en un instant. L'avantage du ski de rando ici, c'est que vous pouvez faire plus de trois cents kilomètres sans traverser la moindre route. Hâte que la neige fonde pour aller faire une petite itinérance sur une semaine en mode rando à pied et sac à dos. Peu après la station de Panorama, une route s'enfile dans une vallée pour aller rejoindre les glaicers de Jumbo. 

Canyon avant d'arriver sur Panorama


Il y a quelques années, un riche investisseur voulait faire du site la plus grande station d'Amérique skiable 365 jours/an. Heureusement, grâce aux manifestations loales, le projet n'a pas vu le jour. 

Le lac d'Invermere a fini par dégeler en début de mois, c'est assez incroyable car il est était possible de traverser en voiture la première semaine d'avril, et sept jours plus tard, il n'y avait plus la moindre trace de glace. 

Invermere et son lac au petit matin


Et enfin le dégel!

Les stations des alentours, magré toute la neige encore présente, ont fermé le 17 avril. Une petite parenthèse côté ski, pour ceux qui se plaignent parfois du prix des forfaits en France, ici, la journée est à 140$ dans la plupart des stations, 20$ pour le ski de fond, environ 10$ pour les raquettes et le Fat Bike. Un sacré budget pour une journée famille, et le plus incroyable, c'est que les pistes de ski alpin ne sont ouvertes "que" de 9 heures à 16 heures (15h30 pour certaines stations). Dans toutes les stations, s'il y a une chose très agréable, c'est le fait de pouvoir laisser ses affaires dans des casiers non sécurisés ou au bas des pistes sans avoir peur de se les faire voler durant la sortie. Dans le village, les voitures sont ouvertes durant la nuit avec les clés sur le contact, certains vélos sont même laissés dans les espaces de jeux jusqu'au lendemain.

Lac aux eaux turquoise sur les hauteurs d'Invermere

J'avoue que j'ai hâte que la neige fonde pour aller vadrouiller aux alentours et explorer les sentiers et les montagnes qui nous entourent. Mais heureusement, on a pu tout de même aller faire quelques escapades aux alentours...

Whiteswan Lake, dans les Rockies


Prochain topo: un point sur les différentes vadrouilles hivernales avant de laisser (enfin) place à la saison estivale!



lundi 11 avril 2022

Sovereign2Silverstar Marathon

Commeraconté lors de mon dernier écrit, j'étais la semaine dernière du côté de Vernon pour ma première longue distance en ski de fond depuis... 2 ans! 

Le Sovereign2Silverstar marathon a été lancé cette année, et se déroule sur la Silver Star Mountain. Le départ est donné sur les pistes de Sovereign, un très grand site de ski de fond sur les hauteurs du lac Okanagan, un lac d'origine glaciaire de 135km de long. 



Sovereign ski club est l'un des plus grands clubs du canada avec plus de 3500 membres. La station est à 1600 mètres d'altitude et bénéficie d'un enneigement incroyable de la fin octobre jusqu'à la fin mai, soit six mois de ski par an sur une neige naturelle. Côté pistes, il y a près de 150km de ski entre les sapins, avec quelques points de vue sur la vallée.






Sovereign est indissociable de la station de Silver Star, qui à elle seule mérite le détour. L'atmosphère y est incroyable, les maisons sont de toutes les couleurs, et on a l'impression d'être dans le Disneyland des stations de ski. Les immeubles ne dépassent pas cinq étages et ont la forme de châteaux, et finalement, tout s'imbrique parfaitement dans ce paysage surprenant, pour le plus grand bonheur des petits (et des grands).


La longue distance Sovereign2Siverstar, dès sa première édition, a intégré la Visma Ski Classic en temps que challenger, réunissant un joli gratin de skieurs nationaux Canadiens (et même un petit français, dont le bonnet orange s'est finalement bien marié au paysage). C'est probablement l'une des courses les plus difficiles que j'ai faite en terme de dénivelé, un véritable course de ski de fond comme on les aime avec montées, relances et descentes. Exit la poussée, pour jouer devant, il faut farter les planches.

L'ambiance est très chaleureuse, personne ne se bouscule au départ, la plupart des coureurs viennent surtout pour passer un bon moment, qu'importe le résultat. A l'arrivée, les organisateurs ont concocté une petite descente typée alpin avec les 2 S (Sovereign Siverstar) vus du ciel. 


Cette course, dès sa première édition, a rassemblé plus de de 500 coureurs, nul doute qu'elle fera partie des plus grandes dans les années à venir. 

PS (Mot du pigiste): Et de mon côté, pas de doute que l'an prochain, je viendrai avec un sac de ravito pour éviter l'hypo. Et p'têtre bien que j'y mettrai quelques cr'oc&go. Et je penserai à faire quelques heures de ski pendant l'hiver car mes amis, pas de doute, skiez, c'est bon pour la santé!

jeudi 7 avril 2022

Deux marathons en deux jours

Non, je n'en ai pas fini avec les dossards. Il y a toujours une petite étincelle en moi, accompagnée des frissons de course. Le bonnet orange a été de sortie cet hiver. Plutôt sur des courtes distances que des longues, il faut dire qu'avec des semaines d'entraînement variant de 0 à 3 heures, il ne fallait pas en demander plus. Pourtant, lorsqu'on m'a mis sous les yeux deux longues distances à quelques kilomètres d'Invermere (quatre cents, une broutille au Canada), pensez bien que l'appât était trop gros pour être ignoré. Deux semaines avant l'événement, j'ai entrepris de faire un peu de volume, doublant, voire triplant en quinze jours mon total horaire effectué depuis le mois d'octobre.
On m'avait parlé de Silver Star, la station où avait lieu la course, la qualifiant de "weird". Weird, en anglais, ça a plusieurs signification. Curieux, surnaturel, mystérieux... Je ne connaissais que la qualification "étrange", et cela avait suffi à attiser ma curiosité. 
J'ai débarqué la bouche en coeur la veille au soir, le temps était capricieux avec un gros retour d'hiver et plus de vingt centimètres de neige fraîche. Lorsque j'ai vu sur la liste de départ qu'il y avait une bonne partie de l'équipe nationale canadienne, j'ai eu mon premier coup de stress. J'ai hésité longuement à partir en poussée, mais la sagesse (une fois n'est pas coutume) m'a rattrapé, qui plus est sur un parcours offrant plus de 850 mètres de dénivelé positif. 
Le matin, il a fallu s'occuper des skis classiques, j'ai retrouvé les bonnes galères de fartage (tout au long de l'hiver, les conditions avaient été relativement stables), et j'ai pu comprendre ma douleur à mi course, lorsque les paquets de neige se sont accumulés sous mes skis. Bien entendu, j'avais voulu jouer un peu devant, croyant que les bonnes années ne s'oubliaient pas. Au bout de trente kilomètres, les étoiles ont commencé à faire leur apparition, et j'ai pu faire un gros câlin à ma copine hypoglycémie, qui ne m'a pas lâché jusqu'à l'arrivée. Je me suis alors dit qu'avec 5 sorties classique dans l'année, s'aligner sur ce type d'épreuve tout en voulant jouer la victoire était un peu présomptueux. D'autant plus que les conditions de glisse ont rallongé le temps de course d'une bonne vingtaine de minutes.

L'hypo, elle m'a collé au basque. Elle m'a refait le coup le lendemain sur la course en skating. Deuxième à mi course, j'ai lentement perdu le fil conducteur, j'ai grincé, calé, cherché les cranberries (sous un mètre de neige, j'en ai pas trouvé beaucoup), tout en me disant qu'il n'y a pas de doute, l'entraînement sert à quelque chose et qu'un résultat ne s'improvise pas.

Au final, je termine 6ème le premier jour, 4ème le deuxième. Pas si mal me direz-vous, surtout pour un ancêtre (cf Prince George). Depuis quatre jours, je marche en canard (merci le classique et les douleurs aux adducteurs) je mange tout ce qui se trouve sur mon chemin, et j'ai qu'une hâte... qu'on soit l'année prochaine pour remettre un dossard sur les skis!!!!

Je ferai un topo plus long dans les prochains jours (mais vraiment les prochains jours) sur le coin et la course, car ça vaut le détour.
Et un grand merci à l'organisation pour leur invitation 😀


Crédit photo: Sovereign2Silverstar




mercredi 23 mars 2022

The Old French Guy

Après un premier dossard et une bonne galère à Canmore début janvier, je me suis amusé à remettre le dossard au courant de l'hiver. Chaque fois, j'ai fait le choix de courir en catégorie "Open" pour être classé avec les seniors et plus jeunes. Ici, on nous laisse le choix et si tous les coachs courent en catégorie Master, avec des distances généralement plus courtes, je préfère encore m'amuser avec les jeunes. Mentalement, je n'étais pas prêt à franchir le cap, et je crois que physiquement aussi, malgré les faibles heures d'entraînement, le corps n'avait pas abandonné les heures passées à transpirer. Assez surpris de la forme, j'ai même mis le dossard sur un sprint, et joué la gagne jusqu'en finale (2ème). A moins m'entraîner, il faut croire que j'ai retrouvé les fibres rapides de ma jeunesse.

En début de mois, j'ai fait mon dernier déplacement avec les coureurs du club. Un long périple à Prince George, 800km au Nord Ouest de la Province. Je me suis inscrit comme d'habitude en catégorie Open, mais en voyant la liste de départ la veille au soir, j'ai vu qu'on m'avait inscrit dans la mauvaise catégorie, en Master. J'envoie un mail pour rectifier le tir, j'explique l'histoire, Master, Senior, moi, bref, j'attends quelques instants après l'envoi, sûr qu'en quelques clics, l'erreur sera corrigée. On me répond qu'effectivement, les organisateurs ont découvert (ma) boulette et m'ont inscrit dans la bonne catégorie, en Master. Je renvoie un mail, je dis que je suis désolé pour l'incompréhension, mais que je ne veux pas courir en Master, mais en Senior. Nouvelle réponse: c'est trop tard Monsieur, les inscriptions sont closes. Bon, je ne perds pas espoir, je je me dis que je verrai tout ça le matin au réveil.

Le lendemain, une fois sur le site, je vais voir le chef de course, j'explique mon cas, j'ai fait les choses en bonne et due forme, j'ai payé l'inscription en tant que Senior. Le chef de course va voir le directeur de course, qui discute avec l'organisation, tout le monde s'en mêle, le pote, la grand-mère, et même le chien du voisin. Finalement, j'obtiens la réponse qui tue:

"Monsieur, vous êtes trop vieux pour courir avec les jeunes."

Et paf, prends ça dans ta tête. Les Canadiens, ils sont bien sympas, mais s'ils pouvaient éviter d'être trop franc, ça éviterait de rentrer chez soi avec des envies de suicide.

Donc voilà, il aura fallu attendre d'être ici pour me prendre une bonne baffe concernant mon âge. Moi, je dis : Merci! (Fans les dents, Fa fait Merfi, mais ve fais pas ou v'ai mi mon fifu dentier... Les v'enfants ont encore du vouer avec)




jeudi 3 mars 2022

Les z'animaux Canadiens

 Deers, Turkeys, Mooses, Elks, Bears...

Ce qui est probablement le plus marquant, ici, ce sont les animaux sauvages. Invermere et les villes aux alentours en regorgent. C'est assez inroyable de les voir dans les villes, et de pouvoir les approcher. En hiver les Turkeys (gros dindons sauvages d'Amérique du Nord) et Deers (cerfs mulets) se promènent comme bon leur semble dans les rues de la ville, et si les Turkeys sont totalement inoffensifs, il ne faut pas trop approcher les Deers lorsqu'ils ont des petits sous peine de se prendre un coup de tête par la maman désireuse de protéger sa progéniture.

 Les Turkeys se baladent en grosse bande et le plus impressionnant est de les voir le soir perchés sur les branches de sapins, formant d'immenses boules à chaque branche. 

S'il arrive parfois qu'un ours se perde parfois l'automne dans les ruelles, le Cougar évite de s'approcher de l'Homme (et il vaut mieux d'ailleurs, car si vous vous retrouvez face à un Cougar, il y a de fortes chances que le combat soit perdu d'avance). En gros, les prédateurs évitent de trop s'approcher des hommes, tout comme les hommes les évitent. Ces prédateurs sont surtout visibles en montagne, loin des demeures, et il est conseillé aux marcheurs d'avoir toujours une bombe à poivre à disposition, très efficace pour dissuader un éventuel agresseur.

On m'a raconté qu'il y a quelques années, deux cougars avaient élu domicile dans un terrain vague de la ville et que les chats du coin disparaissaient les uns après les autres. Jusqu'à ce que les animaux soit capturés par les gardes forestiers et relâchés dans les montagnes.

Il paraît que l'été, les mouflettes envahissent les espaces verts, et qu'il vaut mieux éviter de s'approcher trop près sous peine de se prendre un jet d'une puanteur incroyable. Eh oui, apparamment, son odeur n'est pas un mythe, de quoi repousser n'importe quel agresseur. Je vais peut-être réfléchir à en prendre une pour me protéger de ours...

Pour ce qui est des montagnes, Invermere en est cernée. L'hiver, lorsque les pistes du lac ne sont pas pratiquables, il faut aller à la station de Panorama (qui est aussi une très grande station de ski alpin, hôte des championnats du Monde Junior de ski alpin cette année), à une vingtaine de minutes, ou alors Nipika, station de ski sauvage dans le parc d'East Kootenay et gérée par un gars fantatique: Lyle Wilson.

 Nipika est mon coup de coeur, station perdue dans le Canada sauvage, avec une rivière comme dans les livres, une quarantaine de kilomètres de pistes, le dépaysement total, quoi.