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mercredi 3 août 2022

Premières rando/bivouac: Welsh lakes

Il a fallu attendre début juillet pour faire notre première rando bivouac. Direction Welsh lakes, à quelques kilomètres à vol d'oiseau d'Invermere. Je précise bien vol d'oiseau, parce que si certaines montagnes semblent proches, il en est tout autre niveau accès. Sur la carte, le départ pour la rando était situé à une quarantaine de kilomètres d'Invermere. Une quarantaine de minutes sur route goudronnée. Ici, hormis les Highways, axes majeurs reliant les villes de la province, la plupart des routes qui s'aventurent dans les vallées sont des "gravel roads", des routes carrossables utilisée par les camions d'élagage. Leur état reste correct lorsque les forêts sont exploitées, puis se détériorent rapidement au fil des ans lorsque les logging roads (routes forestières) ne servent plus pour usage commercial. Il faut alors avoir un Truck, ces 4*4 largement utilisés par la grande Amérique. Avec un Truck, nous aurions mis une bonne heure. Mais sachant que je n'ai pas franchi le cap du 4*4 et roule avec une bonne vieille citadine, il nous a fallu plus d'une heure et demie pour rallier le point de départ.
Sacs sur le dos, il était près de midi lorsque nous avons effectué nos premiers pas. Il n'a pas fallu une minute pour qu'une nuée de moustiques assoiffés viennent nous voler autour. Ah oui, une chose à savoir concernant l'été au Canada, les moustiques ou maringoins, dans le jargon québéquois, pullulent dans les forêts. Il y en a également beaucoup dans les villes, à l'aube et au coucher du soleil. Si vous randonnez et que vous n'avez pas d'anti moustique efficace, il vaut mieux éviter de faire une pause. Trois heures et une pause pique nique plus tard, nous étions au premier Lac, Lower Welsh lake. Il y avait deux autres lacs plus haut, mais la quantité de neige impressionnante nous a contraints de bivouaquer au premier lac, et entre les cailloux et le mètre de neige par endroit, il n'a pas été simple de trouver une place pour la tente.
Les lacs ici ont des couleurs incroyables, vert émeraude, plus ou moins transparent. Un régal pour les yeux. Côté pique nique du soir, il a été dans la tente, on en avait assez de servir de pique nique aux moustiques.
Le lendemain, retour à la voiture. On charge les affaires dans le coffre, on démarre, et après un kilomètre, bruit sourd à l'arrière. Je pense à un caillou qui est venu se glisser quelque part. Je viens inspecter le bas de caisse, ne trouve rien, remonte dans la voiture, le bruit est infernal. En retournant inspecter la voiture, je découvre que le support d'amortisseur est cassé. Dans la pampa d'ici, inutile de sortir le téléphone portable, le réseau est inexistant dès que vous quittez villes ou villages. Mais dans notre malheur, on a quand même réussi à rentrer à la casa. Après trois heures et quart de voiture pour couvrir les quarante bornes!

(photos à venir)

vendredi 8 juillet 2022

Canada day

Le week-end dernier avait lieu le Canada day. L'équivalent canadien, en terme de commémoration, de notre 14 juillet. Une belle découverte pour nous autres petits expatriés dans ce grand continent. Les Canadiens sont très patriotiques. Beaucoup ont le drapeau national accroché sur la maison tout au long de l'anée, quand ce n'est pas sur la voiture, ou même sur le fauteuil roulant électrique. Canadien un jour, Canadien toujours. 

Le Canada day commence à minuit avec les feux d'artifices. Pour en profiter, faut se coucher tôt (et mettre le réveil) ou tard, c'est selon (avec quelques bières dans l'estomac pour patienter).

Tout Invermere était réuni sur la butte qui domine le lac et sur les innombrables bateaux du lac pour admirer les feux.

 Un bon quart d'heure de fusées multicolores, des bières, pas mal de cigarettes qui font rire et planer (ici, c'est un peu comme Amsterdam, vous trouvez des magasins de Majijuana à tous les angles de rues). Question fumette, peu importe l'heure de la journée, beaucoup y vont de leur petit joint. "Papa, dis, ça sent quoi, là? Le Monsieur, il a l'air bizarre..."

Pour éviter que les petits se mettent eux aussi à planer rien qu'en respirant l'air local, je les ai rapidement ramenés à la maison. Et puis, fallait dormir un peu vu que le lendemain avait lieu LA parade de l'année.


Pendant une heure, un défilé de toutes les associations locales, avec les trois quarts des habitants habillés aux couleurs canadiennes, un rouge vif avec la fameuse feuille d'érable.






 Je vous laisse imaginer la même chose en France, avec le bleu blanc rouge. On en est loin! On a bien souri quand on a vu les agents locaux défiler avec leur petite bedaine, question fitness, on repassera ;o)

Le reste de la journée, c'est frites, burgers, hot dog et bières. Et puis un petit pétard histoire de... (on parle bien de celui qui fait rire).


Voilà pour le Canada day, prochain topo sur notre première rando bivouac dans les parages, il y a de quoi parler (et rire)




vendredi 17 juin 2022

Ah, le silence dans la nature

Ce qu'il y a de bien dans la nature, les grands espaces vierges de toute civilisation, c'est le silence. Marcher en retenant sa respiration, être à l'affut des bruits qui nous entourent. Lorsque j'allais courir de bons matins en France, j'essayais de poser mes pieds au sol en évitant de faire craquer les branches, de ne pas froisser les feuilles mortes, de ne faire qu'un avec la nature. L'osmose, l'harmonie, la synergie, appelez ça comme vous voulez, mon plus grand plaisir, c'était de voir détaler un chevreuil ou un chamois en face de moi, d'apercevoir un troupeau de sangliers, ou un écureuil grimpant aux arbres.
Oui, d'ordinaire, lors de mes sorties à pied, j'essayais de me faire le plus silencieux possible.
Mais bon, ça, c'était avant. Parce qu'ici, le silence, on oublie. Être silencieux, c'est le meilleur moyen de se faire bouffer par un cougar. Se prendre un coup de boule par un Ours. Se faire asperger d'un liquide nauséabond par un skunk (moufette) qui passait par là.
Alors pour éviter de passer un mauvais quart d'heure, vaut mieux faire du bruit. Et plutôt deux fois qu'une!




jeudi 2 juin 2022

Premier dossard à pied

Après quelques dossards hivernaux, j'ai enfin lancé la saison estivale. Les orteils me démangeaient un peu, les poumons avaient besoin de s'aérer, et ça tombait bien, Nipika oganisait un petit trail (10k/25k) samedi dernier.

"cabin" de Nipika, très prisée tout au long de l'année

Les courses à pied ici se déroulent dans la même ambiance tranquille que les courses de ski. Le peloton est surtout là pour passer un bon moment, personne ne se bouscule au portillon de départ, c'est presque si l'on se fait des courbettes pour faire passer le concurrent devant nous au moment du start.
Comme d'habitude, je suis parti sur un bon train, ce n'est pas un 25 bornes avec 400m de dénivelé qui allait m'effrayer. Sur la liste de départ, il y avait aussi sur la liste de départ le champion Canadien de trail, Kuba -pour les intimes- (qui est en fait Tchèque). Autant dire que le rytme était assez élevé.
Au bout de quelques minutes sur un parcours ultra sinueux  sur lequel il est impossible de doubler, je l'entends hurler. "Pour effrayer les ours" me dit-il. Ah, me voilà rassuré, moi qui croyais que je n'allais pas assez vite...

Vue sur la rivière depuis le sentier de trail


A mi-course, on était encore tous les deux. Les sensations étaient toujours bonnes, j'ai entrevu une arrivée au sprint. Aux trois quart de course, j'ai commencé à tirer la langue. Puis à perdre quelques mètres. Je n'ai rien lâché, je voyais encore le t-shirt de Kuba une trentaine de secondes plus loin. 




Puis ce qui devait arriver arriva: à 5km de l'arrivée, plus de son plus d'image. Les fameuses étoiles sont arrivées, les jambes sont devenues incroyabement lourdes, et je me suis dit qu'à ce moment, si un ours ou un cougar sortait des bois pour me courir après, j'étais sacrément mal barré.
La petite famille était venue à 1km de l'arrivée pour m'encourager. J'ai pris un coup au moral en les voyant courir plus vite que moi. "Allez, papa, force un peu, là tu vas pas très vite".
Pour les encouragements, on repassera. Dur de se dire que j'ai fini vidé par un... 25 bornes. Il paraît lointain, le temps où j'enfilais les km comme des perles ;o)
Par contre, c'est toujours un bonheur de venir à Nipika, le coin est vraiment magique, autant l'hiver que l'été.

Pas de doute, on est bien au Canada!

Bon, autant vous l'annoncer tout de suite, les dossards sur cette saison estivale ne seront pas nombreux. Non pas que j'ai perdu le goût, mais il y a une barrière psychologique que j'ai du mal à franchir au niveau du coût de l'inscription. On va dire que je fais mon français et que je me plains, mais j'ai un peu de mal à dépenser 80 dollars pour faire une course de 5km (Eh oui, c'est le tarif ici. Rien à moins de ce prix, et pour un 100 bornes, c'est environ 300 dollars). Bref, pour ce prix, je péfère autant aller me faire quelques restos et de jolis musées avec la famille!


lundi 2 mai 2022

Fin d'hiver à Invermere

 Avril, ne te découvre pas d'un fil, dit le proverbe. Je peux vous le dire, ici, peu de chance qu'on enlève les couches de vêtements. Même si le printemps est arrivé depuis presque un mois, la température ne grimpe pas. Les nuits sont froides (entre -5 et -10 degrés tous les matins de la semaine dernière, et guère plus de 0 la journée).

Sur les dernières sorties de ski de Mars, on a eu droit à une dernière grosse vague de froid (-22 la nuit), de quoi se transformer en abominable homme des neiges.

Invermere est entourée de deux grandes chaînes de montagnes, Les Purcell d'un côté, et les Rockies de l'autre. 

Lever de jour sur les Rockies

Les Purcell bénéficient d'un enneigement assez conséquent, et en ce moment, il est possible de chausser les skis à partir de 1100 mètres, la neige est fraîche et fine même si un rayon de soleil suffit à la ramollir en un instant. L'avantage du ski de rando ici, c'est que vous pouvez faire plus de trois cents kilomètres sans traverser la moindre route. Hâte que la neige fonde pour aller faire une petite itinérance sur une semaine en mode rando à pied et sac à dos. Peu après la station de Panorama, une route s'enfile dans une vallée pour aller rejoindre les glaicers de Jumbo. 

Canyon avant d'arriver sur Panorama


Il y a quelques années, un riche investisseur voulait faire du site la plus grande station d'Amérique skiable 365 jours/an. Heureusement, grâce aux manifestations loales, le projet n'a pas vu le jour. 

Le lac d'Invermere a fini par dégeler en début de mois, c'est assez incroyable car il est était possible de traverser en voiture la première semaine d'avril, et sept jours plus tard, il n'y avait plus la moindre trace de glace. 

Invermere et son lac au petit matin


Et enfin le dégel!

Les stations des alentours, magré toute la neige encore présente, ont fermé le 17 avril. Une petite parenthèse côté ski, pour ceux qui se plaignent parfois du prix des forfaits en France, ici, la journée est à 140$ dans la plupart des stations, 20$ pour le ski de fond, environ 10$ pour les raquettes et le Fat Bike. Un sacré budget pour une journée famille, et le plus incroyable, c'est que les pistes de ski alpin ne sont ouvertes "que" de 9 heures à 16 heures (15h30 pour certaines stations). Dans toutes les stations, s'il y a une chose très agréable, c'est le fait de pouvoir laisser ses affaires dans des casiers non sécurisés ou au bas des pistes sans avoir peur de se les faire voler durant la sortie. Dans le village, les voitures sont ouvertes durant la nuit avec les clés sur le contact, certains vélos sont même laissés dans les espaces de jeux jusqu'au lendemain.

Lac aux eaux turquoise sur les hauteurs d'Invermere

J'avoue que j'ai hâte que la neige fonde pour aller vadrouiller aux alentours et explorer les sentiers et les montagnes qui nous entourent. Mais heureusement, on a pu tout de même aller faire quelques escapades aux alentours...

Whiteswan Lake, dans les Rockies


Prochain topo: un point sur les différentes vadrouilles hivernales avant de laisser (enfin) place à la saison estivale!



lundi 11 avril 2022

Sovereign2Silverstar Marathon

Commeraconté lors de mon dernier écrit, j'étais la semaine dernière du côté de Vernon pour ma première longue distance en ski de fond depuis... 2 ans! 

Le Sovereign2Silverstar marathon a été lancé cette année, et se déroule sur la Silver Star Mountain. Le départ est donné sur les pistes de Sovereign, un très grand site de ski de fond sur les hauteurs du lac Okanagan, un lac d'origine glaciaire de 135km de long. 



Sovereign ski club est l'un des plus grands clubs du canada avec plus de 3500 membres. La station est à 1600 mètres d'altitude et bénéficie d'un enneigement incroyable de la fin octobre jusqu'à la fin mai, soit six mois de ski par an sur une neige naturelle. Côté pistes, il y a près de 150km de ski entre les sapins, avec quelques points de vue sur la vallée.






Sovereign est indissociable de la station de Silver Star, qui à elle seule mérite le détour. L'atmosphère y est incroyable, les maisons sont de toutes les couleurs, et on a l'impression d'être dans le Disneyland des stations de ski. Les immeubles ne dépassent pas cinq étages et ont la forme de châteaux, et finalement, tout s'imbrique parfaitement dans ce paysage surprenant, pour le plus grand bonheur des petits (et des grands).


La longue distance Sovereign2Siverstar, dès sa première édition, a intégré la Visma Ski Classic en temps que challenger, réunissant un joli gratin de skieurs nationaux Canadiens (et même un petit français, dont le bonnet orange s'est finalement bien marié au paysage). C'est probablement l'une des courses les plus difficiles que j'ai faite en terme de dénivelé, un véritable course de ski de fond comme on les aime avec montées, relances et descentes. Exit la poussée, pour jouer devant, il faut farter les planches.

L'ambiance est très chaleureuse, personne ne se bouscule au départ, la plupart des coureurs viennent surtout pour passer un bon moment, qu'importe le résultat. A l'arrivée, les organisateurs ont concocté une petite descente typée alpin avec les 2 S (Sovereign Siverstar) vus du ciel. 


Cette course, dès sa première édition, a rassemblé plus de de 500 coureurs, nul doute qu'elle fera partie des plus grandes dans les années à venir. 

PS (Mot du pigiste): Et de mon côté, pas de doute que l'an prochain, je viendrai avec un sac de ravito pour éviter l'hypo. Et p'têtre bien que j'y mettrai quelques cr'oc&go. Et je penserai à faire quelques heures de ski pendant l'hiver car mes amis, pas de doute, skiez, c'est bon pour la santé!

jeudi 7 avril 2022

Deux marathons en deux jours

Non, je n'en ai pas fini avec les dossards. Il y a toujours une petite étincelle en moi, accompagnée des frissons de course. Le bonnet orange a été de sortie cet hiver. Plutôt sur des courtes distances que des longues, il faut dire qu'avec des semaines d'entraînement variant de 0 à 3 heures, il ne fallait pas en demander plus. Pourtant, lorsqu'on m'a mis sous les yeux deux longues distances à quelques kilomètres d'Invermere (quatre cents, une broutille au Canada), pensez bien que l'appât était trop gros pour être ignoré. Deux semaines avant l'événement, j'ai entrepris de faire un peu de volume, doublant, voire triplant en quinze jours mon total horaire effectué depuis le mois d'octobre.
On m'avait parlé de Silver Star, la station où avait lieu la course, la qualifiant de "weird". Weird, en anglais, ça a plusieurs signification. Curieux, surnaturel, mystérieux... Je ne connaissais que la qualification "étrange", et cela avait suffi à attiser ma curiosité. 
J'ai débarqué la bouche en coeur la veille au soir, le temps était capricieux avec un gros retour d'hiver et plus de vingt centimètres de neige fraîche. Lorsque j'ai vu sur la liste de départ qu'il y avait une bonne partie de l'équipe nationale canadienne, j'ai eu mon premier coup de stress. J'ai hésité longuement à partir en poussée, mais la sagesse (une fois n'est pas coutume) m'a rattrapé, qui plus est sur un parcours offrant plus de 850 mètres de dénivelé positif. 
Le matin, il a fallu s'occuper des skis classiques, j'ai retrouvé les bonnes galères de fartage (tout au long de l'hiver, les conditions avaient été relativement stables), et j'ai pu comprendre ma douleur à mi course, lorsque les paquets de neige se sont accumulés sous mes skis. Bien entendu, j'avais voulu jouer un peu devant, croyant que les bonnes années ne s'oubliaient pas. Au bout de trente kilomètres, les étoiles ont commencé à faire leur apparition, et j'ai pu faire un gros câlin à ma copine hypoglycémie, qui ne m'a pas lâché jusqu'à l'arrivée. Je me suis alors dit qu'avec 5 sorties classique dans l'année, s'aligner sur ce type d'épreuve tout en voulant jouer la victoire était un peu présomptueux. D'autant plus que les conditions de glisse ont rallongé le temps de course d'une bonne vingtaine de minutes.

L'hypo, elle m'a collé au basque. Elle m'a refait le coup le lendemain sur la course en skating. Deuxième à mi course, j'ai lentement perdu le fil conducteur, j'ai grincé, calé, cherché les cranberries (sous un mètre de neige, j'en ai pas trouvé beaucoup), tout en me disant qu'il n'y a pas de doute, l'entraînement sert à quelque chose et qu'un résultat ne s'improvise pas.

Au final, je termine 6ème le premier jour, 4ème le deuxième. Pas si mal me direz-vous, surtout pour un ancêtre (cf Prince George). Depuis quatre jours, je marche en canard (merci le classique et les douleurs aux adducteurs) je mange tout ce qui se trouve sur mon chemin, et j'ai qu'une hâte... qu'on soit l'année prochaine pour remettre un dossard sur les skis!!!!

Je ferai un topo plus long dans les prochains jours (mais vraiment les prochains jours) sur le coin et la course, car ça vaut le détour.
Et un grand merci à l'organisation pour leur invitation 😀


Crédit photo: Sovereign2Silverstar