Nouveau roman "Trois Petits Pas"

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lundi 25 septembre 2017

4ème victoire à la Grimpée du Pays Rochois

A force, certains vont finir par croire que c'est une habitude, que la course fut facile, que c'était gagné d'avance. Que nenni.
Dès que le dossard est accroché sur le T-shirt, c'est qu'on est là pour transpirer, pour faire fûmer le cardio et le goudron, pour avoir mal aux pattes.
Pour en baver, quoi!
D'autant qu'il y avait toujours au départ Yanis Lecompte et Jean-Christophe Dupont, et qu'à trois, nous formions le podium de la grimpée des trois précédentes éditions. Dans l'ordre ou le désordre. 
C'est à peu près à mi-course que j'ai pu fausser compagnie à un Yanis accrocheur, Jean-Christophe, blessé sur le début de saison, étant parti à son rythme. 
J'avais en tête la barre des 49 minutes, et malgré un petit coup de moins bien sur la dernière portion du parcours, je réussis à la franchir pour... deux petites secondes. 48mn58, soit plus de trente secondes de mieux que mon précédent record d'il y a deux ans.
C'est bizarre parfois, le sport, on va plus vite en vieillissant. L'âge d'or de la trentaine ? Si c'est le cas, il me reste encore quelques années pour être au top alors, c'est le moment de se fixer des objetcifs: passer sous la barre de 48mn l'année prochaine!


lundi 18 septembre 2017

Les mystères du corps, et victoire à Chedde les Ayères

Il y a une semaine, je terminais ma course avec une grosse contracture au mollet. A tel point que le soir, j'étais incapable de marcher normalement.
J'ai donc badigeonné la bête d'argile, pris un jour de repos, recommencé gentiment l'entraînement le mardi. Mercredi, ça allait mieux. Etant donné que j'avais prévu une grosse sortie à pied le jeudi avec un ami, j'ai testé les baskets, ça tirait un peu, j'ai mis du baume du tigre et le jeudi matin, hop, sortie longue.
Au départ, il faisait 18 degrés, on avait prévu 8 heures de course à pied, au bout d'une heure, il tombait des seaux d'eau, mais la motivation était là. Au bout de deux heures, la température a chuté, la bise s'est levée, on s'est dit qu'on serait peut-être mieux en fond de vallée. Au bout de trois, les dents claquaient, on a évoqué la possibilité de raccourcir notre sortie d'une heure.
Au bout de quatre, on a vu les sommets blanchis par la neige, il faisait 2 degrés, et une nouvelle heure de moins ne serait pas de trop.
Au bout de cinq, le mollet a commencé à tirer, mais j'ai réussi à rentrer, tant bien que mal. Au bout de six heures. Trempé jusqu'aux os, grelottant, complètement claqué.
J'ai poursuivi l'entraînement en ski roue le reste de la semaine, les quadriceps eux-aussi bien endoloris par la sortie. Mais pas de nez qui coule, pas de mal de tête, pas la moindre crève à l'horizon.
Dimanche, j'enfilais le dossard sur Chedde Les Ayères, course de montagne au-dessus de Passy.
Et là, rien, pas une douleur, pas le moindre tiraillement, rien, nada, que tchi, que dalle.
Même que j'avais bien la frite aussi.
Même que j'ai gagné.

Le corps, c'est quelque chose de fabuleux. 
Il ne faut pas chercher à comprendre, il n'y a rien de logique.
Un peu comme les femmes, quoi !
(Oui, je sais, elle était facile, celle-là, des fois, je suis vraiment pas drôle).

Allez, à bientôt pour de nouvelles aventures.



mercredi 13 septembre 2017

Victoire aux Foulée Maglanchardes

Après la semaine de stage dans les Bauges, j'ai mis le dossard sur les Foulées Maglanchardes. Les sensations étaient au top, je réussis une belle course en solo, 1mn20 de moins que l'an passé tout en abaissant mon record personnel de plus de trente secondes.
Et vu que je ne fais pas les choses à moitié, j'ai aussi gagné une superbe contracture au mollet dans les deux derniers kilomètres de course.
La contracutre, comme on dit, c'est gratuit.
Et puis, j'ai toujours été de nature curieuse. 
Hein, tant qu'à faire, je ne connaissais pas encore.
Y'a pas de petits plaisirs...

vendredi 8 septembre 2017

L'alimentation du sportif

Après le Jura, le plateau des Bornes, l'Italie, c'était au tour du Massif des Bauges d'accueillir notre Team de fondeurs. De quoi, bien entendu, en avoir des sueurs froides. Non, ce n'est pas tant les cinq heures et demie de transpirées sur le goudron sur une matinée, ni les trente heures d'entraînement dans la semaine dont on va se rappeler, mais uniquement... la nourriture.
Bah oui, parce que ce serait oublier que ce qu'il y a de plus cher au fondeur qui s'entraîne, eh bien, c'est de manger. Notre sport numéro un.
Non, je ne vous mens pas. Si l'on fait la synthèse d'une journée classique d'entraînement :
Dodo/Repas/Entraînement/Repas/Sieste/Goûter/Entraînement/grignotage/Repas/Dodo
on se rend bien compte que la nourriture occupe les 4/10ème de la journée, la position allongée les 3/10ème et les entraînements, seulement les 2/10ème.
Il est donc impératif, lors d'un stage, d'avoir en priorité numéro 1 : un bon cuisto.
Entre raclettes, spécialités locales, fondue bressane avec frites bien grasses, plateau de fromage à tous les repas, j'en passe et des meilleurs, pas de doute, l'accueil a été au top. Ce n'est pas nos estomacs ni notre taux de cholestérol qui diront le contraire...
Ah, et j'oubliais, on s'est quand même entraînés.

Enfin, rien qu'un peu.


lundi 28 août 2017

Podium, victoire et Mathématiques

A peine sorti de ma position horizontale du lit et des mes soucis biliaires, j'ai enfilé le dossard lors de mon fétiche kilomètre vertical de Manigod, auquel j'accroche un podium un peu inespéré.
Et ce week-end, je remporte le presque kilomètre vertical de la Grimpée de la Sambuy.
Horizontal, vertical, les chiffres, tout ça, quoi, je dois être un génie (bien caché) des mathématiques.
Einstein, t'en fais pas, la relève est assurée. 


mercredi 16 août 2017

La semaine de tous les dangers

Il y a "l'été de tous les dangers", et puis la semaine de tous les dangers.
Je vais commencer par "ça a commencé", vu que ça commence toujours par quelque chose.
Donc, ça a commencé par mes retrouvailles avec l'équipe, pour un stage d'entraînement. Une petite incompréhension, un rendez-vous donné vers l'église, mais sachant qu'il y a deux églises dans le village, forcément, j'attendais à l'une d'elles, le reste du groupe à l'autre.
Un coup de téléphone pour se mettre d'accord, je chausse mes skis roues, je pars, et j'enfile mes dragonnes de bâton en roulant.
Et blam, patatras. Je m'affale de tout mon poids sur le goudron. Je me relève, un peu amoché, et constate les dégâts. 
J'ai fait un gros trou dans le goudron.
Deux heures plus tard, la jolie route goudronnée se termine par un chemin carrossable. Je regarde le chemin, mes skis roues, mes skis roues, le chemin. Dans le groupe, chacun se regarde, un sourire en coin, et on espère tous que le chemin ne fera qu'un kilomètre. 
Huit kilomètres plus tard, chacun se dit qu'il y en avait sept de trop.
Le lendemain, en me baissant, une guêpe se prend dans mon col et me pique au cou. Je suis un peu allergique, et bien sûr, le soir, j'ai le cou comme un taureau.
Le surlendemain matin, on cale dans le programme un 3000 mètres, "la cima Bianca". Au moment de partir, on croit à l'éclaircie. Deux heures plus tard, c'est le déluge, la grêle, le tonnerre, et pour parfaire le tableau, on perd le sentier.
Je rentre frigorifié, comme si j'avais passé les trois dernières heures dans un congélateur
L'après-midi, j'ai des sueurs froides, je ne me sens pas bien, et je passe les quatres jours suivants à me traîner entre le lit et le farniente, ne sachant pas si j'ai une grippe ou une gastro.
J'avais promis un dossard sur les France de Kilomètre Vertical, le dossard y était mais pas le bonhomme. 

Moi, j'ai fait le mètre horizontal dans mon lit, et c'était déjà bien assez dur.