Nouveau roman "Trois Petits Pas"

https://www.amazon.fr/Trois-petits-pas-aventures-Parisien/dp/2954203021/ref=sr_1_1

lundi 31 juillet 2023

Passe passe au Trail de Fort Boyard

De passage à Oléron, je n'ai pu résister à l'appel du dossard. Un peu fainéant (vacances...), j'ai opté pour le petit parcours, un 10km dans les dunes. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, surtout lorsqu'il est vieux et qu'il vient des montagnes.
En deux temps trois mouvements, et surtout quelques grandes enjambées, je pensais l'affaire pliée. Mais croyez-moi, courir dans les dunes, même s'il n'y a que 50 mètres de dénivelé au total, ce n'est pas une mince affaire. Vous avez tous déjà vécu l'histoire, lorsqu'on trottine dans le sable, il y a cette curieuse impression de faire marche arrière. Pourtant, j'ai bien essayé d'aller de l'avant, me penchant de tout mon corps vers la ligne d'arrivée pour éviter la fuite en arrière.
Mais voilà qu'après avoir mené mon affaire (presque) d'un bout à l'autre, je me fait doubler au sprint (un jeune caneton, me direz-vous), et voilà que pour une seconde, je me retrouve une nouvelle fois sur la deuxième marche. 
Avec du recul, il m'aurait fallu des pattes palmées...
Quoi qu'il en soit, rien ne vaut une bonne transpirée!
(Et quelques huitres à l'arrivée)




vendredi 7 juillet 2023

Petit tour au Trail des passerelles de Monteynard

On était dimanche. J'avais un train à prendre du côté de Monteynard. Enfin, façon de parler, le train c'était une histoire de baskets, un 30km pour se mettre en jambe en ce début de journée dominicale.
J'étais en train de rouler la tente, de ranger le sac de couchage. Pour ne pas changer les bonnes habitudes, j'avais planté ma toile à l'orée d'une forêt, j'avais du bol, j'avais pu faire la grasse mat', le réveil n'a sonné qu'à six heures.
Une heure plus tard, je tendais le pouce au vent pour me rendre au départ, situé à 15km du point d'arrivée. Ensuite, l'heure d'après, je me suis collé aux murs de l'Église du village. Non pas pour prier, mais ça caillait drôlement.
Une nouvelle heure a passé avant le départ. Coup de sifflet du contrôleur. J'ai pris le train en marche, pressé d'en découdre. Devant, il y avait une jeune locomotive qui valait 29mn au 10 000, j'ai laissé filer. Même si je suis parfois tête brûlée, il m'arrive (parfois) d'être raisonnable, on va mettre cela sur le compte de l'expérience. L'âge doit avoir du bon, hein, papy... (Papy: Moi, je précise).
Au bout d'un km, j'étais dans le 2eme wagon. 15km plus tard, à l'entrée du tunnel, j'avais déjà 2mn de retard sur le TGV. Un tunnel un vrai, à prendre au premier degré. J'ai baissé la tête et m'y suis engouffré, me voûtant inconsciemment malgré les 2 mètres de hauteur des arches. Je devais être géant dans une vie précédente, ceci explique cela, car ce n'est pas avec mon mètre soixante seize et demi (j'y tiens à ce demi, surtout à une table en terrasse de café) que je risquais de me cogner la tête au plafond. Regrettant presque de ne pas avoir une visite guidée de ce passage minier (croyez le ou non, à un moment, j'étais à l'arrêt, cherchant mon chemin, croyant que j'étais dans un cul de sac).
J'en suis sorti quelques instants plus tard, complètement déboussolé. Croyant avoir traversé la montagne, j'étais en fait sorti à un mètre de l'entrée de la grotte. Et pourtant, ours que je suis, les grottes, ça me connaît. 
Un "Vas-y papy, fonce!" scandé par un fervent supporter m'a fait tourner la tête, j'ai cru qu'un concurrent m'avait rejoint, mais non, ce papy-là m'était bien adressé. 
Remis dans les sens du rail, j'étais parti pour le dernier tronçon, bille en tête, espérant faire honneur à mon dossard 1 en respectant la logique du dossard. 
Le gros morceau de la course, mais papy, à ce moment, il commençait à fatiguer. Un enchaînement montées-descentes dans lequel je n'ai pas réussi à tirer mon épingle du jeu. Au bout de 2h30 d'effort, je suis finalement arrivé en gare (de la Mure), fatigué mais heureux.
Si je dois retenir une chose (hormis le parcours magnifique), c'est l'accueil extraordinaire que m'a réservé l'Organisation. Alors un grand merci pour ce beau dimanche, je vais de ce pas réserver mon billet pour une prochaine édition!
Et le demi, j'y ai bien eu droit à l'arrivée 😉



Copyright le Dauphiné

samedi 10 juin 2023

MaxiRace 2023, 16ème

 L'occasion était trop belle pour la laisser passer. Une course à quelques kilomètres de la maison, ça ne se refuse pas. Un premier dossard sur du long depuis deux ans, j'y allais avec envie et surtout, prendre du plaisir pendant la course. Oui, faut être un peu barge pour prendre du plaisir pendant des heures de course, mais c'est comme ça, on ne se refait pas. J'avais fait quelques belles séances de course à pied en préparation, et l'envie y était, c'est le moins qu'on puisse dire.

La veille, je suis allé dormir sur Annecy. Enfin, dormir, c'est un bien grand mot, parce qu'avec un départ à 2h45, avec l'excitation du départ, difficile de fermer l'oeil. J'ai enfourché mon biclou à 2h pour traverser la ville, l'ambiance était assez particulière, les coureurs sortaient de partout pour converger vers le Petit Port, croisant en même temps les fêtards bien imbibés qui faisaient la fermeture des bars. A ce moment, j'avais le sourire.

Le sourire, j'ai commencé à le perdre deux heures plus tard, après la descente du Semnoz. Pourtant, je n'étais pas parti trop fort, assez content de ma gestion de l'effort. Dans le top 10 à ce moment, à quatre minutes de la tête au point d'eau de Saint-Eustache (km30 environ), la suite a été plus compliquée.

J'avais deux objectifs, le premier étant de terminer la course sans avoir de problème physique ni musculaire. En mémoire ma CCC de 2021 qui a été un véritable calvaire. Le deuxième, celui de prendre du plaisir, m'aurait sûrement permis de rallier plus rapidement le départ à l'arrivée. Il m'a fallu un peu moins de dix heures pour boucler la boucle (16ème place au final), on va dire qu'à défaut d'un bon résultat, j'ai travaillée mon mental.

Pour la petite histoire, j'avais lu que tous les coureurs qui passaient sous la barre des 10h20 recevaient une petite prime financière. Du coup, c'était devenu l'objectif de fin de course. Sauf qu'à l'arrivée, on m'a annoncé que la prime s'arrêtait au 15ème. Je me suis fait doubler dans le dernier km 😭Il y a des jours, comme ça...

Quoi qu'il en soit, s'il y a une chose merveilleuse dans ces courses avec départ de nuit, c'est l'ambiance du départ avec toutes ces lampes allumées, et plus encore, le réveil de la nature à l'aube. Pas de doute, je remettrai le dossard l'an prochain sur cette MaxiRace, on va dire que cette année était en mode découverte ;o)




lundi 15 mai 2023

Championnats de France de course de Montagne 2023

 Décidément, après un gros loupé il y a deux ans lors des championnats de France de course de Montagne, cette édition 2023 ne m'aura guère mieux réussi. Ne vous fiez pas à la photo, le podium, c'est dans la catégorie "Vieux", pas de quoi se pavoiser. On va dire que j'ai encore le décalage Canadien dans le sang, il faut bien se trouver une excuse 😁. Jamais dans le rythme, que ce soit dans les montées ou les descentes, certains diront qu'au moins, j'ai eu le temps d'apprécier le paysage magnifique du Dévoluy. Eh bien même pas, j'ai surtout bien regardé où je mettais les pieds pour ne pas me retrouver par terre. Le terrain était parfois technique et vous savez, moi, je suis plutôt éléphant de mer que cabri des montagne. 

Là, va falloir faire du jus, comme on dit dans le jargon. Parce qu'après un joli bloc d'entraînement de trois semaines, je mets le dossard à la MaxiRace à la fin du mois. Tour du lac au programme, en passant par les crêtes. Un gros morceau en perspective, 88km et 5000m de D+. En tout cas, une chose est sûre, j'aurai davantage le temps de me mettre dans la course. Et peut-être d'admirer le paysage au levant, vu que le départ de la course est à... 3 heures du matin!!!


championnats de france dévoluy



dimanche 23 avril 2023

Trail Drome Baronnies

Ceux qui me connaissent le savent sans doute: je suis de nature curieuse. Dimanche dernier, bien qu'en vacances quelques jours dans le Sud, je n'ai pas pu m'empêcher de jeter un petit coup d'œil sur les courses locales. Nous étions jeudi soir, j'avais remis mes baskets depuis peu pour faire mes premières sorties post hivernales, me disant qu'éventuellement, un format court pourrait être intéressant pour se remettre en jambes et ne pas perdre le chemin des intensités. Sept-huit kilomètres maximum, peu de dénivelé, il était question de se faire mal mais pas trop. D'autant plus que dans mon programme prévisionnel, j'avais coché un Trail dans le coin, format marathon avec 2000mètres de D+ deux semaines plus tard

J'étais donc tombé sur le site du Trail de la Drôme, avec trois courses au programme, un 10km, un 21 et un 45. J'ai cogité un long moment (deux minutes), le temps de prendre ma décision et de m'engager sur le 10km. Enfin, si l'organisateur le voulait bien. Mail envoyé, retour positif dans la foulée, j'étais inscrit, même si ce 10km n'était qu'une petite course, l'épreuve reine étant le 21km, manche nationale de Trail, avec un gros dénivelé. Pas pour moi, comme je l'ai stipulé à l'organisateur en le remerciant de son invitation, le but était juste de préparer la saison estivale, de me mettre dans le bain. Avec le peu de bornes dans les pattes, m'aligner sur un 20 bornes avec quasiment 1500 de D+, c'était quasiment du suicide, surtout connaissant mon côté joueur. J'allais me cramer au bout de dix kilomètres et finir à quatre pattes sur les dix derniers.

La nuit, bien entendu, a porté conseil. Le lendemain, j'ai été pris de remords. Le fameux côté joueur a pris le dessus. J'ai eu la journée pour cogiter, le soir, j'envoyais un nouveau mail, demandant si, éventuellement, je pouvais basculer sur le format plus long. Excusant mon changement soudain de décision. Quelques instants plus tard, j'avais le retour:

Changement effectué
vous êtes désormais sur le 21km pas 20km
Dans l'attente de votre demande de monter sur le 47km

Le message m'a fait rire. (Immense merci à l'organisation au passage). Je crois avoir écrit sur ce site qu'un jour, un copain m'a dit que mes sorties me prenaient comme une envie de pisser. A ce moment, j'avais décidé la veille au soir de faire un Ultra Tour des stations des Aravis, 150km à pied et à ski. J'ai repensé à cette immersion Canadienne, tombée comme au milieu de nulle part. Mon premier Mont-Blanc, décidé après le dîner pour le lendemain matin. Et puis toutes les autres.

Il y a peu, un ami m'a demandé mon programme de courses dans l'idée de pouvoir me suivre. Pas sûr que ce soit une bonne idée, vu que même moi, j'ai du mal à savoir de quoi demain sera fait. Oui, en fait, avec moi, faut un peu s'attendre à tout ;o)

Et pour le Trail, j'ai finalement limité la casse, 5ème au final, malgré une dernière descente en mode survie, les guiboles en feu. On va dire que ça promet pour la suite...





lundi 3 avril 2023

Hiver 2022/2023

Je crois que finalement, vous connaissez mon aversion pour les réseaux sociaux.  Ces derniers temps, j'ai fait mon ours, et j'avoue que ça n'a pas été pour me déplaire. Mais vu que j'ai encore un pied dans le sport, il est important de ne pas laisser ce site à l'abandon, et donner quelques nouvelles, ne serait-ce que par respect pour les partenaires qui me suivent encore.

Mon immersion Canadienne a touché à sa fin, me voilà de retour en France. Outre Atlantique, j'ai mis le sport de côté, au profit de randonnées inoubliables avec la famille. Un autre aspect du sport, plaisir et sans contrainte. Pourtant, de retour en France, j'ai vite été rattrapé par le virus du dossard. Alors j'en ai mis quelques uns sous les couleurs du CNG, toujours accompagné par mes fidèles Rossignol. Très peu d'entraînements sur neige (80 heures sur les planches de ski durant tout l'hiver, un quotas que je remplissais parfois en un mois lors de mes belles années!), mais je me suis laissé prendre au jeu, j'ai finalement rempilé sur quelques longues, des grands Prix, pu monter sur quelques podiums. Partant de zéro ou presque, j'avoue que j'ai réalisé à quel point le déficit d'entraînement pouvait être à ce point criant lorsqu'il faut se faire brûler le caisson, comme on dit dans le jargon sportif.

Le plaisir est toujours là, je serai de nouveau sur les pistes la saison prochaine, en espérant aussi un hiver plus savoureux, plus généreux. Toujours à fond lorsqu'il s'agit de prendre le départ d'une course. Eh oui, on ne se refait pas, les jambes frétillent toujours autant au coup de sifflet.

Merci à mes partenaires, toujours présents. Et à très vite pour quelques lignes à lire.