Nouveau roman "Trois Petits Pas"

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mardi 21 avril 2026

L'hiver de tous les dangers

Sur cette fin de saison, on est souvent venu me voir en fin de course. Les spectateurs tout d'abord, pour me remercier. 
Pourquoi ? Durant mon effort, je les félicitais de leurs encouragement.
Les coureurs également, lorsque je les complimentais chaque fois qu'ils me doublaient, ou alors ceux que je congratulais lorsque je les doublais.
Oui, à chaque fois, j'avais le pouce levé en l'air. Malgré moi. Après ma Transjurassienne avortée et un pouce en vrac, j'aurais dû remiser les skis dans le garage et attendre l'hiver prochain pour enfiler de nouveau les dossards. On m'a même fait un arrêt de travail jusqu'à début avril. Mais bon, un arrêt de travail quand on est à son moniteur et à son compte...
J'ai donc continué à enseigner, et puis aussi à mettre les dossards. La seule obligation : ne pas tomber. J'avais donc toujours mon pouce levé vers le ciel, enrubanné comme il se doit.

Après un dernier dossard aux Championnats de France des clubs aux Saisies avec mon club du Pays Rochois, je me dis que la saison n'a pas été si mauvaise. Très régulier sur les épreuves de longue distance, j'ai quasi systématiquement joué le podium jusqu'aux derniers kilomètres, sans jamais réussir à monter sur la boîte. 
6ème au Marathon de Bessans, au Marathon des Glières ainsi qu'à la traversée de la Ramaz
7ème à la Savoyarde
8ème à la Foulée Blanche ainsi qu'à l'Etoile des Saisies
Ma saison la plus régulière depuis 2019 !

S'il est temps de dresser un bilan de la saison, voilà ce que j'en retiens: après une opération du ménisque en novembre, une sciatique en décembre et une fracture ouverte avec luxation en février, je commence à avoir des doutes. Jusqu'à présent, je pensais que le ski de fond n'était pas le genre de sport à se blesser. Je crois qu'à quarante cinq balais, il est temps de revenir sur mes postulats. Le ski de fond est un sport à risques.
Pour une vie plus paisible, je me pose donc la question d'une réorientation moins traumatisante. 
J'hésite entre la pétanque et le curling.
Pourquoi pas le billard.
Ou même les fléchettes (mais doué comme je suis, je serais encore capable de m'en planter une moi-même).

Affaire à suivre. 


Photo: Nils Louna



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