Au réveil, les enfants ne pensent qu'à une chose: rallumer le feu de la veille. Ils essaient, en vain, de trouver des braises cachées sous la couche de cendres. Mais un briquet et un bout de papier leur permettent d'entrevoir les premières flammes. Ils auraient pu rester la journée à entretenir le foyer, mais une grande marche nous attend. Aujourd'hui, si tout va bien, nous basculons dans les Hautes-Alpes. Descente rapide sur Modane, ravitaillement, viennoiseries, publication de quelques articles sur les réseaux (on avait promis de s'y coller pour donner des nouvelles 😁), avant de se remettre en route très (trop) tardivement. Plus haut, Val Fréjus nous attend pour le repas de midi. J'annonce joyeusement que ce soir, nous serons au tiers de notre aventure. Déjà. Les jours défilent, nous ne savons plus où nous en sommes dans la semaine, lundi, mercredi, dimanche, qu'importe, chaque pas nous rapproche de la Mer. L'Aventure se poursuit, la galère de la veille est déjà oubliée, c'est aussi ça qui nous permet d'avancer, oublier les peines passées, les douleurs, la fatigue. Voir l'emerveillements des gens que nous croisons et la fierté des petits qui annoncent leur parcours, lire les messages d'encouragement lorsque nous allumons le téléphone (et lorsque le réseau le permet). Je parle du col de Vallée Étroite, franchi il y a presque 20 ans de cela, lors de ma 1ère traversée des Alpes. La montée est longue, au sommet, nous laissons derrière une partie de l'Aventure mais emportons les souvenirs, précieux pour l'avenir. Ce sont eux qui font grandir, chaque jour, les enfants les gravent sur des feuilles de papier, dans leur précieux carnet qu'ils noircissent et colorent au fil de la traversée. Les immenses prairies sont remplies de marmottes, Éléa et Lucas rêvent d'en attraper, alors tout le long de la descente, ils imitent leurs cris perçants. Comme chaque soir, il faut chercher un terrain plat et proche d'un cours d'eau pour poser les tentes. L'heure tourne, il est plus de dix sept heures. Et dire que nous projetions de nous arrêter chaque jour au plus tard à 15h...
Nous trouvons un terrain dégagé dans un vallon. Au-dessus de nos têtes, les montagnes trônent de toute leur splendeur.
Que la nature est belle.
Le soir nous endort avec le silence et toutes les images rangées dans un coin de la tête.
Super vous êtes des costauds 🤪
RépondreSupprimerLes enfants et Isa surtout 😉
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