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mercredi 6 août 2025

Avant dernière étape, bivouac au col de Castillon

https://www.helloasso.com/associations/a-chacun-son-everest/collectes/de-chamonix-jusqu-a-la-mer-a-pied-et-en-famille


 Au matin, nous avons tous les yeux rivés sur l'étendue bleue en face de nous. Après la petite nuit, nous rêvons des viennoiseries chaudes qui nous attendent à Lucéram. Une heure de marche et nous y sommes. Sauf que... la boulangerie est fermée le mardi ! Il ne reste que deux viennoiseries à la supérette d'à côté, coupées en quatre et avalées en deux bouchées. Tant pis, il faudra se contenter de pain, qui a défaut d'être artisanal, a le merite d'être frais. La pause petit déjeuner s'étire, la flemme traîne quelque part, l'étape du jour paraît facile sur la carte, mais entre la carte et le terrain, il y a toujours le mystère "imprévus". On erre un peu dans les petites ruelles du village, les enfants rêvent de faire une partie de cache-cache mais nos tendons de vieux ne le voient pas d'un bon oeil. 

-Et puis il y a tout de même une marche à faire, vous n'êtes pas pressés d'arriver, vous ?

Ils nous regardent, hésitent, mais bon, l'appel de la mer a raison de leur envie de jouer. Jouer... À peine les sacs posés, ils sont en train de courir et sauter les rochers, alors que nous, notre seul envie serait un massage et un jacuzzi. Je commence à me demander si c'est bien du lait en poudre que je leur ai acheté et pas de la coke ou un truc du genre. 

10 heures lorsque nous quittons Lucéram, la chaleur est déjà étouffante.

-Ce serait drôle que des gens soient là quand on arrive à Menton pour nous applaudir, nous dit Lucas. 

Je souris. Chaque fois que nous croisons du monde, qu'ils voient les petits et que nous leur expliquons notre périple, la première réaction est de sourire. La bonne blague, pensent-ils. Je dois insister, "Si, je vous assure, ils sont vraiment partis de Chamonix ". Viennent alors les compliments. Bien entendu, les enfants, d'entendre ces éloges, ça leur donne le sourire, une belle fierté que nous partageons forcément en tant que parents. Je ne manque pas de parler d'Isa et de son cancer, et toutes ces bonnes ondes nous font avancer, malgré les doutes qui sont toujours dans un coin de nos têtes.

L'étape se fait quasiment d'une traite. La pause midi est une nouvelle fois à quatorze heures, alors qu'il nous reste à peine 30mn de marche pour rallier la fin de l'étape. Voyant nos bouteilles à moitié vides, un homme (merci encore Eugène) nous offre une bouteille de d'eau minérale. Popote au bord d'une route de campagne, à l'abri d'un arbre. Au choix: purée, pâtes, couscous ou polenta. Avec l'incontournable bouillon cube. 

-Papa, tu sais où tu peux le mettre ton bouillon cube? 

Ça, c'est sûrement ce que pensent les enfants dans leur langage d'enfant, que je traduis en langage adulte. En gros, les bouillons cubes, ils n'en peuvent plus. Ni de la semoule, couscous, et autres mets compacts (mais tellement pratiques) que nous rachetons à chaque ravito.

La dernière descente sur le col de Castillon est une formalité, mais l'eau est inexistante (Fontaine coupée par économie d'eau), mais heureusement pour nous, il y a beaucoup d'habitations et un couple nous remplit nos gourdes ainsi qu'un grand seau d'eau pour nous laver. Nous posons notre camp à côté de l'ancienne église, dans un silence incroyable. Les enfants veulent dormir à la belle étoile, alors je les accompagne dans cette dernière nuit de bivouac, en dehors des toiles de tente.














4 commentaires:

  1. Bravo à tte la famille, quel courage et super aventure !

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  2. Bravo à vous. On peut vivre de peu de choses. Il suffit de le vouloir et merci de nous avoir fait "participer" à votre grande aventure !

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    1. Merci, entièrement d'accord avec vous

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