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samedi 2 août 2025

Auron-Rimplas, la Mer n'a jamais été si proche 😁

 https://www.helloasso.com/associations/a-chacun-son-everest/collectes/de-chamonix-jusqu-a-la-mer-a-pied-et-en-famille


On a fini par repartir d'Auron, après trois jours d'arrêt (un peu forcés).

Premier col passé. 

-On voit quand la mer? 

-Bientôt

Montée du Mont Mounier. 

-On voit quand la mer? 

-Bientôt. 

Pas d'Angon. 

-On voit quand la mer? 

-Bientôt !!!! 

Ritournelle des questions/réponses qui deviennent de plus en plus identiques. On se croirait dans Shrek avec l'Âne. À force, la marche, ça use les neurones. Un peu, beaucoup... Plus on approche de notre but, plus la motivation semble décroître. Pourtant, on a cru que les quelques jours de pauses nous auraient regaillardis. Lucas, d'ailleurs, était en train de crier tout haut qu'il avait impression que la grande marche venait de débuter et qu'il pourrait refaire un départ de Chamonix. Il a vite déchanté, passé le dernier col du jour à 2700m d'altitude, sa seule envie était d'en finir avec cette marche. Éléa traînait son coprs encore mal remis de la gastro et quant à Isa et moi, c'était un peu la fête à l'entropié. Avançant bon an mal an, traînant chacun(e) sa patte folle dans les descentes interminables. Heureusement qu'il y avait les vues pour nous redonner de l'allant. 

Depuis quelques jours nous sommes face à un dilemme : allonger les étapes pour arriver le plus vite possible au bord de la mer ou prendre notre temps et faire fi de notre impatience. Car il faut bien se l'avouer, comme dans toutes les aventures, celle dans laquelle nous nous sommes lancés (hormis de porter les couleurs d'À chacun son Everest) est d'arriver à la Mer. Ce dont nous parlent les enfants depuis tant de mois: relier la Haute-Savoie à la Méditerranée à la seule force de nos jambes. 

Au départ, nous nous fichions des jours, et plus nous approchons, plus le décompte nous obsède. La fatigue vient se mêler à nos marches, et cette impatience d'arriver, franchir cette banderole imaginaire. Comme chaque course, il faut rallier la ligne d'arrivée et à force, elle finit par devenir obsédante.

L'ascension du Mont Mounier ainsi que sa descente nous ont offert des vues extraordinaires et lunaires sur sa deuxième partie. Tentes installées dès la première rivière croisée, les enfants, comme à leur habitude, on retrouvé leur second souffle dès les sacs posés et partent escalader les rochers alors que nous, on n'a même plus d'energie pour mettre un pied devant l'autre. Extinction des feux à huit heures et des brouettes pour un lever à 6. 

La montée au Pas de Langon est magique avec toutes ses cheminéesbet pierres érodées, et lorsque nous débouchons au vallon, une dizaine de patous vient nous accueillir sans heurt (même si voir leur museau à hauteur des visages d'enfants me laisse toujours sur mes gardes). La suite, c'est une longue, très longue, trop longue descente jusqu'à Saint-Sauveur. La pause midi se fait à quatorze, tout le monde est rincé, alors on fait le plein de sucre (sodas et glaces) pour rebooster le moral des troupes, avant de repartir pour une dernière ascension en plein soleil (si si, il existe parfois pendant notre traversée 😁) jusqu'à Rimplas. Là, on croise l'ancien Maire qui nous indique u'n terrain pour bivouaquer et un Fontaine pour se rincer. Pur moment de bonheur. D'un coup, tous les maux sont oubliés (ou presque), et on se sent d'attaque pour nos trois -ou quatre- dernières journées. Enfin, si le clocher de l'église veut bien nous laisser tranquille quelques instants 🙄😤😇

Bivouac avant le pas de Langon


Départ d'Auron





Paysage lunaire après le mont Mounier

Montée au Pas de Langon






2 commentaires:

  1. Bonjour à tous les quatre. Nous avons eu le privilège de discuter avec vous du côté du col de Larche et je vous retrouve avec plaisir sur votre blog. Votre expérience est une leçon de vie et de courage. Jamais je n’aurais envisagé un tel défi. Vous avez le pouvoir d’éloigner les limites, d’élargir les horizons… Félicitations à vos deux p’tits bouts, ils sont surprenants et surtout à votre compagne dont l’abnégation me laisse pantoise. Je salue aussi votre dynamisme et votre joie de vivre.
    Bonne continuation et beaucoup d’autres aventures.

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    Réponses
    1. Cette aventure est aussi celle des belles rencontres. AU plaisir de vous recroiser :o)

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